
Dans ce train
Sur un quai gris d’acier, je tremble à découvert, Mon billet froissé danse, entre mes doigts de verre. La foule m’écrase, mon souffle se déchire, Mais ton nom dans ma tête devient mon seul empire. Alors je monte dans ce train, Vers toi, mon cœur, loin du chagrin. J’affronte l’orage, la foule, les voix, Pour qu’au bout du voyage, il n’y ait que toi. Mes jambes sont de plomb, mes pensées s’éparpillent, Chaque regard me transperce, chaque éclat m’humilie. Mais je tiens ma promesse, je franchis mes vertiges, Car l’amour rend solide, quand la peur te fige. Alors je monte dans ce train, Vers toi, mon cœur, loin du chagrin. J’affronte l’orage, la foule, les voix, Pour qu’au bout du voyage, il n’y ait que toi. Les gares défilent vite comme des visages flous, Je me perds dans le bruit mais je pense à nous. Chaque kilomètre avalé apaise mes tourments, Je m’accroche à l’espoir d’être ton présent. Tes cartons s’empilent comme des adieux qui pèsent, Ton départ se prépare, l’Allemagne te rappelle. Je serai ton épaule, ton souffle, ton abri, Même si chaque au revoir déchire un peu ma vie. Alors je monte dans ce train, Vers toi, mon cœur, loin du chagrin. Je brave mes démons, je serre mes poings, Pour t’offrir ma force, même dans un lointain.


