
@Copyright CyanUr 2026 Ma voix, mon texte, mon univers musical, Tous droits réservés. Si mi la ré, Si mi la ré, Sol si mi. Je m’amarre à des murmures. Une molle amarre Retient mes marées. Une minute sans message Mime le mirage. À force de mesurer le manque, Je finis par en avoir marre. Je mollis. Je me mollusque. Je m’offusque. Dans tous les motus, Je m’invente un motif. Mais, mot à mot, Même si La mélodie demeure, Même si L’émotion m’effleure, Même si L’admiration affleure, Tous les émois Ne font pas une âme-mie. Mais, mot à mot, De mélopées émouvantes, En motifs mouvants. Émaux à mot, Se mouvoir en lumière, Même loin des mêmes vies. Aimant hameau, De plumes amies, Pas à demi, Âmes amies. À minima, Un mot me met à mal. Un minimum de maux Maximise mon mal. L’animal en moi, En émoi, S’émeut, Se meut, Et se meurt. Les mots tus, Les motus et bouche cousue, Deviennent mortels. Et le moment Devient monumental. Mais tous les motus Ne cachent pas un motif. Mais, mot à mot, Même si La mélodie demeure, Même si L’émotion m’effleure, Même si L’admiration affleure, Tous les émois Ne font pas une âme-mie. Mais, mot à mot, De mélopées émouvantes, En motifs mouvants. Émaux à mot, Se mouvoir en lumière, Même loin des mêmes vies. Aimant hameau, De plumes amies, Pas à demi, Âmes amies. Tes mots-valises Démoralisent les monologues. Brisent le monotone Quand la Sonotone Déborde les normes Quand d’autres se conforment. Émotions. Émotivité. Quelques mots-cœurs en cavale Échappés des modalités. Ni monarques. Ni monolithiques. Tes mots ouvrent des passerelles Entre les maux du monde Et les mots du monde. La mémoire morne des mondes. L’amande amère de l’immonde. Ici surgit L’hymne-monde. Si mi la ré, Si mi la ré, Sol si mi. Similaire, Solaire, Si, Âmes, Amies.

