
Hier, j'ai fait 51 ans. Y a pas de quoi en faire toute une histoire, ni même un roman. Mais une chanson, c'était obligé :-). Mélodie sur mon AKAI, prompt bien bossé. Et voix également. Brute, à part pour les moments où ça monte trop (merci Audacity). Voilà, c'était juste pour préciser que je n'ai pas écrit une ode à un apéritif anisé. [Verse 1] J'ai fait les comptes Cinquante et un, c'est sûr, ça prête à confusion C'est un chiffre à donner l'anis en biberon C'est plus d'un demi siècle eh oui je sais compter Cinquante et un hiver et presque autant d'étés La tension monte [Verse 2] J'ai bien fait mes calculs Entre les erreurs, les regrets, les masquarades A plus d'un titre, la vie, c'était la bousculade Un essai, et puis deux, et d'autres, en rature Des grains de sable, vie, qui passe à folle allure Le temps, lui, jamais, ne recule [Verse 3] Le titre, ça pourrait être Bonjour c'est moi le loup, et derrière mon regard Des milliers de tableaux, filent sans crier gare Des histoires à n'y croire, qu'après moultes liqueurs Un étrange battement, instable sous le cœur Un monde à la fenêtre [Verse 4] Et puis les à quoi bon A quoi bon le chercher, le ici ou ailleurs A force de cacher mes raisons d'avoir peur A force de trouver des raisons à mes jours J'en ai presque oublié ce vieux compte à rebours Qui ne dit pas son nom [Verse 5] Alors j'ai décidé D'écrire, jusqu'à la garde, un autre, un masque et puis Vous pouvez le relire, il s'efface à la pluie Vous pouvez bien gratter, il résiste, il s'efforce Il résiste toujours, par dessous mon écorce De poète effréné [Verse 6] Les amis, mon amour Ils sont là, à marcher, accrochés quelque part Ils sont cadenassés au vent et au hasard Même mes insomnies, qui attendent à l'affût Tous ensemble, on va faire, un monstre de raffût Rien à foutre des jours [Outro] Si le temps passe en nous menant Vers le meilleur, ou au néant Je garderai mes yeux d'enfant Même à cinquante et un an [End]

