Électrique, presque hypnotique, cette douce musique. L’harmonique est terriblement symphonique. A son rythme frénétique, mes fantasmes ont libre court Et balbutie la création d’un monde éphémère Où je me laisse entraînée avec une pleine gaieté Sans être freinée par toutes mes pensées arrêtées. Jacques a dit : donne moi mon monde meilleur. Peut-être il y aurait aussi un être charmeur. Ainsi il éclot une chimère : mon pays imaginaire Où toutes mes vaines plaintes vont bien se taire. Dans ma pupille, la féérie se distille et dilate En laissant place à une fantaisie loin d’être plate. Je m’y ballade, m’éclate, à la hauteur d’un extase Mes sens s’éveillent, se développent tel un gaz Qui réussit à me remplir de merveilles diffuses. Je suis plus inspirée comme avec des muses. La poésie coule de la source de mes rêves Et c’est mon désir avec envie qui se ravive De laisser la place à ce palace mental. Guidée par la mélodie qui est instrumentale Elle m’aide à m’élever encore davantage A accéder à des outils servant mes avantages Pour m’envoler dans un espace sublimant Fuyant un quotidien rempli de chagrin, déprimant. Au milieu de cette belle création : un crapaud Sorti de mon imagination et qui n’est point beau. Comment se fait-il qu’il se tienne là ? Quelque chose m’a simplement échappé : voilà ! Le transformer en un prince charmant Grâce à un esprit hallucinant et dormant ? J’ai bien fais tous les efforts, Demander l’impossible est trop fort. La rêverie s’effondre et je retombe Dans des abysses profonds tels une tombe. Cela aura quand même eu cet effet De me distraire comme un conte de fée.