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Au nom de l'Amour... La Folie

Une chanson très personnelle. Trop personnelle peut-être… mais c’est aussi pour dire qu’on finit par s’en sortir. Du moins, je crois bien m’en être sortie. Même si, des fois, j’ai encore peur de retomber. On se demande toujours si un autre trauma pourrait nous laisser au fond du trou. Si un jour quelque chose pourrait nous faire basculer trop loin… au point de ne plus retrouver le chemin du retour. Cette “folie”, elle regroupait tellement de choses. Dans les derniers mois avant que ça s’arrête — avant la mi-février en fait — mon cerveau semblait juste… paniquer. Après ça, les choses ont commencé à se calmer doucement. Il y avait tellement d’images que je n’étais plus capable de voir. Tout ce qui était sombre me faisait l’effet d’un choc intérieur. Comme si quelque chose en moi déglinguait, paniquait, refusait. Même chose pour la musique. Combien de fois j’ai fermé le son après les premières secondes… juste pour voir si mon cerveau l’acceptait ou non. Souvent, je lisais seulement les paroles de ce que vous aviez créé. Parce que sinon, ça me rendait complètement folle. Et je me dis aujourd’hui : une chance que je ne buvais pas, que je ne prenais ni substances, ni médicaments… parce que je ne suis pas certaine que j’aurais traversé ça aussi bien. Une guérison, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça laisse des traces. Des cicatrices. Des peurs aussi. Mais je suis encore là. Avec mon bagage, mes expériences… et vivante. Oui, des fois, on branle dans le manche un peu , mais on ne branle pas dans le manche pour rien. Il y a toujours quelque chose derrière. Une fatigue. Une blessure. Une peur qui cherche juste à être comprise. Et si certains se demandent pourquoi cette chanson… Andro dirait sûrement : de l’auto-médication. Un peu comme mes chansons positives. Sauf qu’ici, ça guérit autrement. Parce qu’écrire, ça fait du bien. Ça remet un peu d’ordre dans le chaos. Ça donne une forme à ce qu’on n’arrive pas toujours à expliquer. Et juste pour éviter les mauvaises interprétations : quand dans la chanson ça dit : « Mon bras plongé en moi Comme pour remplir quelque chose » je parle bien d’images mentales. Des flash. Comme si mon bras passait par ma bouche pour aller jusqu’au fond de mon ventre, pour essayer de remplir un vide immense. Ça peut sembler étrange à expliquer… mais quand certaines personnes disent qu’elles ne vont pas bien, parfois, elles ne vont vraiment pas bien. J'ai refais mon texte d'intention à l'aide de l'IA pour facilité de compréhension. J'espère que c'est mieux. Faut savoir que dans l'émotion, j'écris comme ça vient et je me fou un peu de ce que ça l'air. Mais je comprends que pour la traduction ça ne doit pas être évident. Je vous l'accorde ! ..................................................................... ohhhhhh… ohhhhhh… J’me reconnaissais plus parfois Dans les couloirs de ma tête Y’avait des portes qui claquait fort Des silences qui faisait la fête Au mauvais endroit Au mauvais moment Quand ton nom respirait encore Dans tout c’que j’essayais d’éteindre doucement On disait que le temps répare Mais le temps faisait drôle de bruit Quand j’attendais une réponse Qui ne vennait jamais la nuit Alors j’me parlais toute seule Comme on parle aux naufragés “Tiens encore un peu” “Ça va finir par passer…” Mais ça passait pas non... ça passait pas ohohhhhh ohhhh Non... ça passait pas hhahahaaaa hhhhaaa J’avais une flamme réfrénée Quelque chose qui poussait trop fort Un feu qui voulait vivre en moi Pendant que moi… j’tenais les portes J’me suis freinée jusqu’au vertige Comme si aimer faisait peur Comme si sentir trop fort Pouvait casser le cœur Comme si ouvrir la porte Pouvait laisser entrer l'enfer Mais cette Enfer était déjà là Me regardant dans les yeux Chaque fois que je pensais aller mieux Et dans ma tête J’faisais des films sans générique Des morceaux de toi Des morceaux de vide Des questions sans logique Qui se cache derrière les ombres ? Qui parle vrai ? Qui joue ? Pourquoi je reste accroché là Quand j’me reconnais même plus debout ? Et y’a eu ce manque Ce manque immense Pas poétique Pas beau Un manque qui gruge Qui rentre sous la peau Qui te gruge jusqu'aux os J’voyais des images étranges Comme le cerveau quand il supplie Mon bras dans mon propre corps Comme si j’pouvais nourrir Quelque chose d’invisible en moi Qui criait ton nom sans bruit C’est fou Ce que l’absence invente Quand le cœur manque d’air Ce que le manque raconte Quand y’a personne Pour répondre à la lumière Y’a des nuits qui me faisaient peur Pas à cause du noir À cause du vide Un manque trop grand Qui cognait dans mes côtes Comme un animal perdu Qui savait plus où dormir Et j’avais ces images folles Que le cerveau invente parfois Mon bras plongé en moi Comme pour remplir quelque chose Que même les mots N’arrivaient plus à toucher Comme si j’pouvais nourrir l’absence À mains nues Calmer la faim d’un cœur Qui savait plus quoi faire de toi C’est étrange ... tellement bizarre Ce que le manque peut fabriquer Quand quelqu’un te manque à ce point Que ton corps cherche une façon De survivre à son silence J’suis pas folle tu sais J’suis juste humaine Avec mes tempêtes Mes trop pleins Mes chaînes J’sais vivre seule pourtant J’ai connu les maisons calmes Les années sans personne Les silences sans drame Mais toi… Toi t’as trouvé une porte Que même moi J’regardais plus Et j’sais pas pourquoi J’suis restée là Peut-être parce qu’au milieu du chaos Y’avait quelque chose de vrai Même minuscule Même flou Et maintenant Quand la flamme revient doucement J’la regarde de loin parfois Comme un animal blessé Qui veut croire encore Mais qui s’approche à petits pas Parce qu’une lumière peut réchauffer Mais elle peut brûler aussi Alors j’apprends Pas à l’éteindre Non… Juste à rester vivante dedans ohhhhhh…