[© Ombaliz / Michel Laks Tous droits réservés] Tic-tac, tic-tac, les secondes s'effacent, Le miroir trahit l’ombre qui passe. Un cheveu blanc, un pli sous l’œil, Les souvenirs dansent, mais le corps s’envole. On fait des plans, on fait semblant, Mais le temps nous tient tous dans son camp. On veut courir, mais nos jambes s'usent, Chaque pas nous rapproche du gouffre qui s’infuse. (on fait des plans) (on fait semblant) Mais pourquoi courir après demain, Quand hier s’efface de nos mains ? À quoi bon refuser la vérité, On est tous piégés par l’éternité. Tic-tac, tic-tac, l’horloge rit de nous, Elle avance, elle fonce, elle n’attend pas du tout. Tic-tac, tic-tac, chaque battement compte, Et la peur grandit, chaque ride raconte. Les crèmes, les filtres, tout ça ment bien, Mais sous la surface, on sent le déclin (la fin) Des machines, des potions pour freiner le temps, l’éternité, c’est pour les charlatans. J'entends leurs voix : "Profite, vis maintenant", Mais c'est pas si simple d’accepter le changement. Quand tout se plisse et tout se tasse, On vit la déchéance,, pas trop la classe ("T'as pas pris un peu de poids ?") "Un peu de poids, peut-être, mais pas de souci, Je préfère ça plutôt que perdre mon esprit !" Oh, est-ce que ça fait mal de vieillir ? Ou est-ce qu’on apprend juste à sourire ? Le passé s’efface, le futur effraie, Et nous, on s'accroche à nos regrets. Tic-tac, tic-tac, l’horloge rit de nous, Elle avance, elle fonce, elle n’attend pas du tout. Tic-tac, tic-tac, chaque battement compte, Et la peur grandit, chaque ride raconte. (Mais dis donc t'as pris un coup de vieux !) "Certes, le temps fait son chemin, Mais toi, t’as loupé le tien" (Sans rancune !) Tic-tac, tic-tac, c’est juste une danse, Un rythme, une chance, une dernière cadence. Tic-tac, tic-tac, accepte le tempo, Car vieillir, c’est vivre, et c’est beau (c’est beau)