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l'gangster pour tous

V5

Devant les autres, j’suis pas un mec, j’suis un avertissement, Une silhouette qui avance et qui fait taire les éléments. Ils voient l’gangster, mais c’est qu’la surface, Derrière, y’a l’orage, le fer et la menace. J’suis sorti d’la tess comme un monstre sans chaîne, Avec des plaies dans le cœur et du poison dans les veines. Le rasta sans délicatesse, l’âme lourde qui fait trembler la pièce, Chaque regard que j’porte retourne les consciences et les têtes. J’ai trop de flow, trop d’force, trop de prestance, J’marche avec des démons qui m’offrent leur assistance. J’ramène des vibes qui respirent la cohérence, Et chaque punchline que j’crache devient une sentence. Personne ne me contredit, seulement les fous, Ceux qui veulent mourir mais savent même pas où. Volontaires pour le bûcher, volontaires pour l’trauma, Je mets leurs rêves en cendres et leurs mensonges à plat. Si tu m’prends pour ta pute, j’te ni**e la mère sur la rime, J’te fais ravaler ton ego jusqu’au noyau de ta vie. Arrête ton cinéma, arrête ton disrespect, Parce que quand j’me retiens plus, frère, je te transforme en spectre. Je t’efface sans bruit, sans sueur, sans témoin, Tu deviens un souvenir, un secret, un point. Une rature dans ma vie, un fantôme dans mon livre, Une ombre qui s’éteint, une âme qu’on délivre. J’ai trop d’amour pour toi, c’est ça l’piège, J’te protège, j’te supporte, jette l’huile, allume la neige. Tu crois que j’suis tendre parce que j’me retiens d’te fumer ? Mais le jour où j’dirai stop, j’te laisse plus respirer. Mon cœur, c’est un volcan qui dort mal la nuit, Un pacte avec le chaos, une vérité qui bruit. Le jour où j’n’accepterai plus, j’te jure que c’est fini, Y’aura plus de danseurs de rue, plus de bruit, plus de vie. Juste toi, face à ta faute, face à ta chance brisée, Face à la bête que t’as réveillée sans la respecter. Tu voulais monter sur mon dos ? J’t’ai laissé essayer… Maintenant tu vas prier Dieu pour qu’il vienne me calmer. Mais Dieu m'écoute plus, j’suis trop loin dans l’orage, J’suis trop loin dans le gouffre, trop loin dans la rage. Je répare plus, j’pardonne plus, j’enterre, j’efface, Je marche avec les ombres, j’embrasse la menace. Mon cœur bat comme un tambour de guerre, Chaque pulsation me rappelle qu’j’suis né pour la fer. J’ai pas peur du sang, pas peur des cris, La rue m’a construit, la douleur m’a appris. J’ai trop protégé, trop aimé, trop donné, Et toi tu joues encore avec mes nerfs endommagés. Alors j’te préviens une dernière fois avant l’orage : Quand j’bascule, j’bascule sans frein, sans remords, sans barrage. Je suis la lumière qui brûle, la vérité qui tranche, Le souffle qui glace, la main qui penche. Et quand je frapperai, crois-moi, ce sera clair : Tu verras ton âme sortir par l’arrière. J’suis pas un ange, j’suis pas un frère, J’suis la dernière erreur que tu veux faire. Le jour où j’dis plus rien, le jour où j’dis “c’est bon”… C’est qu’j’t’ai déjà enterré dans un coin d’mon nom.