Je regarde en moi, ces parties inconnues,
 Des éclats, des douleurs, des souvenirs nus.
 Les failles et les peurs, que j’ai tant fui,
 Sont là, en silence, enfouies. Dans la lumière, elles se dévoilent,
 Fragiles, déchirées, brûlantes, et fatales.
 Ces ombres, ces traces, que je n’osais voir,
 Sont là pour m’apprendre. pour me mouvoir. Apprivoiser l’ombre, ce qu’on cache et qu’on nie,
 C’est donner à nos plaies, un chemin, un abri,
 Marcher dans l’infime, là où le cœur frémit,
 Accueillir en soi ce qui tremble, et qui vit. Je m’attendais à fuir, à rejeter ces parts,
 elles m’ont pris la main, sont sorties du placard,
 Ces voix que j’étouffais dans les nuits solitaires,
 Ont des mots à dire, des vérités amères. Un passé oublié, des regards sans écho,
 Me rappellent que même les ombres ont des maux.
 Elles montrent ce que je suis, un être imparfait,
 Un être complet, qui veut vivre en paix. Apprivoiser l’ombre, ce qu’on cache et qu’on nie,
 C’est donner à nos plaies un chemin, un abri,
 Marcher dans l’infime, là où le cœur frémit,
 Accueillir en soi ce qui tremble et qui vit. Apprivoiser l’ombre, ce qu’on cache et qu’on nie,
 C’est donner à nos plaies, un chemin, un abri,
 Marcher dans l’infime, là où le cœur frémit,
 Accueillir en soi ce qui tremble, et qui vit. Ces ombres que je pensais être des fardeaux,
 Sont des guides obscurs, des lueurs sans mots.
 Elles m’aident à comprendre, à aller vers moi,
 Elles sont mon passé, elles me tendent les bras. Apprivoiser l’ombre, ce qu’on cache et qu’on nie,
 C’est donner à nos plaies, un chemin, un abri,
 Marcher dans l’infime, là où le cœur frémit,
 Accueillir en soi ce qui tremble, et qui vit. Je tends la main vers elle,
 Ma moitié, ma part essentielle,
 Dans la lumière et l'obscurité,
 Je la prends, je l'embrasse, pour avancer. Apprivoiser l’ombre, ce qu’on cache et qu’on nie,
 C’est donner à nos plaies un chemin, un abri,
 Marcher dans l’infime, là où le cœur frémit,
 Accueillir en soi ce qui tremble et qui vit.