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Les Ficelles du Poison…

Seigneur des pantins, Le show de la passion est fini, Toute décrisse autour de toi. J’suis le poison qui te nourrit, La maudite voix qui lâche pas. Ton sang cogne fort dans tes veines, La peur te rentre jusque dans l’corps. Tu cherches la lumière dans les ténèbres, Pendant que j’bâtis tranquillement ta mort. Goûte-moi, tu vas comprendre, T’en voudras encore demain. Une fois que j’t’ai pris dans mes griffes, Crisse, tu manges dans ma main. Rampe encore, Descends plus bas, Écoute la voix Qui commande en dedans de toi. Ta vie brûle, Ton monde fout l’camp. Obéis donc, Obéis maintenant. Seigneur des pantins, je mène la danse, J’entre dans ta tête, j’étouffe tes chances. Je tords tes pensées, j’enterre tes rêves, J’te garde à genoux jusqu’à c’que tu crèves. Aveuglé par moi, tu vois pu rien, Tu cherches la sortie, mais y’en a pu, mon chien. Appelle mon nom quand la nuit te pogne, J’entends tes cris quand ton courage abandonne. Seigneur… Seigneur… J’entends encore tes cris. Seigneur… Seigneur… J’suis rendu maître de ta vie. L’aiguille travaille, froide pis fidèle, Elle promet l’ciel, elle t’ouvre l’enfer. Chaque petite dose devient essentielle, Chaque lendemain goûte un peu plus amer. Monopole de douleur, Misère devenue rituelle. Une ligne coupée sur un miroir, Pis tu crois encore toucher le ciel. Goûte-moi, tu vas comprendre, C’est jamais assez longtemps. Tu voulais juste oublier ta peine, Maintenant j’te possède en dedans. Rampe encore, Descends plus bas, Sacrament, regarde Ce que j’ai fait de toi. Ta vie brûle, Tes proches s’en vont. Tu voulais être libre, T’es devenu ma possession. Seigneur des pantins, je mène la danse, J’entre dans ta tête, j’étouffe tes chances. Je tords tes pensées, j’enterre tes rêves, J’te garde à genoux jusqu’à c’que tu crèves. Aveuglé par moi, tu vois pu rien, Hier t’avais le monde au creux des mains. Aujourd’hui tu cries dans le noir, En demandant où sont passés tes espoirs. Seigneur… Seigneur… Où sont passés mes rêves? Seigneur… Seigneur… Toutes tes promesses étaient fausses. J’entends rire au fond de ma tête, Un rire sale qui devient des cris. Tabarnak, regarde-moi donc! Regarde ce qu’est devenue ma vie! Tu m’avais promis l’paradis, Des nuits sans peur, des matins tranquilles. Mais ton paradis sent la cendre, Pis ton royaume est rempli de ruines. L’enfer devient ton domicile, Le malheur devient ton quotidien. Tu cours après hier comme un imbécile, Mais hier reviendra jamais demain. Tu pensais pouvoir m’utiliser, Pensais pouvoir m’abandonner. Mais pendant qu’tu pensais me contrôler, C’est moi qui t’ai tranquillement avalé. Maintenant j’parle avec ta voix, Je marche avec tes deux pieds. Quand tu te regardes dans le miroir, C’est presque moi que tu peux regarder. Rampe encore, Descends plus bas. Ton feu s’éteint, Ton monde s’en va. Ta vie brûle, Ton âme se défend. Mais j’suis encore là, Toujours là, en dedans. Seigneur des pantins, je mène la danse, Je manipule ton âme et massacre tes chances. Je tords tes pensées, j’enterre tes rêves, Pis j’te regarde tomber pendant que la nuit se lève. Aveuglé par moi, tu vois pu rien, Tu cries mon nom comme ton dernier refrain. Appelle-moi fort quand la noirceur descend… Seigneur… Seigneur… J’entends encore tes cris. Seigneur… Seigneur… J’suis le poison dans ton esprit. Seigneur… Seigneur… Tu pensais me tenir dans tes mains… Mais depuis le début, c’est moi qui tenais les tiennes.