
J’ai aimé des miroirs fêlés, Des cœurs à réparer, des âmes à sauver. J’ai cru qu’aimer, c’était prouver, Qu’il fallait donner pour exister. J’ai porté le monde sur ma peau, J’ai confondu la force et les mots. Mais la petite fille a grandi, Et la femme s’est enfin dit : Je me vois, je me sens, Entière, vibrante et vivante. Je n’attends plus qu’on m’aime, Je suis l’amour que je sème. Je ne cours plus après le vent, Je suis prête pour l’amour conscient. Les bras vides ont trouvé la paix, Dans la douceur que j’osais rêver. Plus besoin de drame pour exister, Mon cœur respire, apaisé. Je ne veux plus de ces tempêtes, Je veux des mains qui me respectent. L’amour n’est plus guerre ni manque, C’est un jardin sous mes cils qui flambe. Je me vois, je me sens, Entière, vibrante et vivante. Je n’attends plus qu’on m’aime, Je suis l’amour que je sème. Je ne cours plus après le vent, Je suis prête pour l’amour conscient. Là où j’avais peur, je choisis la foi, Là où j’étais vide, je m’offre à moi. Je suis comblée, sans condition, Guérie, libre, en expansion. Je me vois. Je m’aime. Et tout commence vraiment.

