
[Couplet 1 – Vladimir & Estragon] Sur un chemin, tout seul debout, À côté d’un arbre sans un seul caillou, On attend, on s’gratte, on pense à nos pieds, Mais surtout… à ne rien oublier ! — “C’est aujourd’hui ?” — “Ou c’est demain ?” — “On devait faire quoi ?” — “J’sais plus bien.” Mais on est là, à deux, pour faire semblant Qu’attendre Godot, ben c’est important ! --- [Refrain] 🎶 Oh Godot, Godot, tu viens ou tu viens pas ? T’as raté le bus ? T’as perdu tes bras ? On te fait de la place, t’es attendu mon gars… Mais Godot, Godot… il répond pas. --- [Couplet 2 – Entrée de Pozzo et Lucky] Soudain un monsieur avec une longe, Tire un esclave muet qui mange une éponge. Il dit “Je suis Pozzo, maître des lieux !” Et Lucky, lui, pense très fort avec les yeux. Pozzo crie, Lucky pète un câble, Il sort un discours d’un manuel instable, Tout le monde l’écoute sans trop savoir, Puis ils repartent comme des cauchemars. --- [Refrain bis – façon guinguette tragique] 🎶 Oh Godot, Godot, toujours pas là ? On vieillit à vue d’œil, on parle tout bas. On aurait pu partir, ou faire le pas… Mais on reste là… à ne pas faire ça. --- [Pont – Monologue intérieur ridicule] “Et si Godot, c’était un sandwich ? Ou une idée vague, molle et kitsch ? Peut-être qu’il vient quand on dort ? Peut-être que c’est nous… qu’on attend dehors ?” --- [Dernier Refrain – crescendo absurde] 🎶 Godot ! Godot ! On t’a préparé un coussin ! Mais chaque soir ton messager revient : “Il viendra demain, c’est certain.” Ah Godot, c’est quand que t’arrêtes d’être rien ?! --- [Outro – en parlant, dramatique et absurde] — "On y va ?" — "Oui, allons-y." Ils ne bougent pas

