
Tout commença sous une lumière tamisée Un slow lancinant, une atmosphère feutrée Il prit sa main, d'un beau sourire, élégant Cet inconnu fit battre son coeur follement. Un autre homme la matait pas loin d’eux Elle vit sa colère, silencieuse, retenue Dehors il souffla, jaloux et tendu Ne tente pas les hommes, ils sont dangereux Elle appela ça l’amour, intense et dévorant Une passion brûlante pour nos deux amants Cet avertissement chuchoté dans le noir elle le prit comme l’étincelle de l’espoir Pour ceux qui détournent les yeux n’entendent pas les pleurs silencieux Tous les SOS et les cris de tristesse sont autant de signaux de détresse Le verre glissa de ses doigts tremblants Il se brisa au sol, dans un instant pesant Elle sourit, et tenta de s'excuser « C’est qu’un verre, ça peut se briser» Sa voix devint dure, son courroux éclata C’était celui de ma mère, abrutie va ! Le choc brutal et lourd sur son visage Suivi d’un silence figé dans l’espace. Alors le soir suivant il vint avec du chocolat des gestes doux, de bons petits plats Une table aux chandelles, joliment décorée lui disant qu'il a perdu la tête, et qu'il est.... désolé Pour ceux qui détournent les yeux n’entendent pas les pleurs silencieux Tous les SOS et les cris de tristesse sont autants de signaux de détresse Les jours devinrent durs et les nuits sans fin Chaque geste était un mauvais chemin Trop de sel ou pas assez! Chaque silence était tel un procès Les enfants dormaient sans savoir que la rage résonnait, sans espoir Il lui disait doucement tu l’as méritée Pour chaque bleu, chaque coup donné La peur devint la clé de sa vie Qui verrouilla sa porte vers la sortie. Pour ceux qui détournent les yeux n’entendent pas les pleurs silencieux Tous les SOS et les cris de détresse Finissent dans le coeur de la tristesse Dernier coup, dernier souffle, trop tard Les sirènes hurlant dans la nuit noire Lumières de l’hôpital sur les murs glacés Les médecins dans le couloir, tous consternés Les voisins dirent avoir entendu des cris Mais tous les couples se disputent ainsi Des lunettes noires dans le froid de l’hiver Des manches longues cachant les coups de la colère Aujourd'hui, il se tient debout devant le juge, confus « Qu’ai-je fait ? », accuse sa voix perdue Je n’ai fait que suivre le seul chemin appris Celui que mon père avait aussi pris Pour ceux qui détournent les yeux n’entendent pas les pleurs silencieux Tous les SOS et les cris de détresse Finissent dans le coeur de la tristesse

