[Intro] J'pensais qu'trois couplets suffiraient pour t'calmer Mais ta gueule s'ouvre encore, t'arrêtes pas d'blasphémer Tu juges les nations comme si t'étais sans péché J'remonte sur scène, frère, t'as pas fini d'cracher [Couplet 1] Ton système éducatif fabrique des citoyens dociles Ils savent pas citer un poète mais connaissent les missiles Les bibliothèques ferment, les prisons s'agrandissent Tu préfères les barreaux aux livres, quelle triste injustice La santé mentale en crise, personne n'en parle assez Les gens s'effondrent seuls, personne pour les ramasser T'as transformé la solitude en épidémie nationale Des millions d'isolés derrière leurs écrans pâles [Pré-refrain] Le bonheur se mesure en likes, en followers, en vues Ton peuple est plus connecté mais jamais aussi perdu Les fusillades font la une, les pensées et prières pleuvent Mais les lois changent jamais, les morts s'accumulent en veuves [Refrain] Avant d'juger l'voisin, balaye devant ta porte Ton pays s'écroule, tes mensonges nous escortent Des alliés ont saigné pour toi, le monde a payé Et toi tu parles de gestion ? Tu ferais mieux d'la fermer [Couplet 2] T'as militarisé l'espace, transformé l'ciel en champ d'bataille Tes satellites espionnent pendant qu'tes enfants déraillent La recherche médicale financée par des charlatans Les antivax s'épanouissent pendant qu'tu coupes dans l'sang Ton Sénat est un cirque, des vieillards millionnaires Ils bloquent toute réforme pendant qu'le peuple se resserre La corruption légale, les lobbies en costard Ils signent des chèques en plein jour, appellent ça du hasard [Pré-refrain] La confiance dans les institutions tombe en chute libre Le peuple sait plus à qui croire, il avance dans les ténèbres Les prophètes de malheur vendent leur solution miracle Pendant qu'tu joues les arbitres du monde, quel spectacle [Refrain] Avant d'juger l'voisin, balaye devant ta porte Ton pays s'écroule, tes mensonges nous escortent Des alliés ont saigné pour toi, d'autres ont payé Et toi tu parles de gestion ? Tu ferais mieux d'la fermer [Couplet 3] Tu parles d'droits humains mais tu les bafoues sans gêne Les prisons secrètes, la torture, tout c'que tu traînes Les sans-papiers parqués comme du bétail dans des cages Les enfants séparés d'leurs parents, quel sauvage T'as signé des traités que t'as jamais respectés T'as bombardé des noces, des enterrements, des marchés Et quand on te demande des comptes, tu détournes les yeux Tu parles d'exceptionnalisme, mon pote, c'est odieux [Pont] Tu dis qu'ton modèle est l'exemple à suivre pour tous Mais qui voudrait d'ton chaos, d'ta haine, d'ton courroux ? Qui voudrait de tes morts dans les rues chaque semaine ? Qui voudrait de ta peur qui s'infiltre dans les veines ? Les peuples se réveillent, ils voient tes failles béantes Ils construisent leur chemin sans suivre ta pente Le soleil se lève ailleurs, sur d'autres horizons Ton ombre s'raccourcit, mon frère, c'est la leçon [Refrain final] Avant d'juger l'voisin, balaye devant ta porte Ton pays s'écroule, tes mensonges nous escortent Des alliés ont saigné pour toi, d'autres ont payé Et toi tu parles de gestion ? Tu ferais mieux d'la fermer [Outro] J'ai dit c'que j'avais à dire, les mots sont gravés dans l'ciment Ton empire s'effondre sous son propre poids, lentement J'rentre chez moi, là où l'avenir se construit Balaye devant ta porte, mon pote, avant d'juger autrui.



