
Obscurêve
Dans un jardin de sucre et de miel Le soleil brille au milieu du ciel Les mains se serrent et les cœurs s'ouvrent La bienveillance nous recouvre Personne ne pleure, personne n'a faim On partage tout, le vin et le pain. Si le monde était beau, si le monde était grand Comme un rêve d'enfant au milieu d'un champ Si la haine s'effaçait, si l'amour était roi On marcherait ensemble, on n'aurait plus froid. Les présidents sont de vieux sages Qui soignent les maux et les visages Ils construisent des ponts, pas des frontières Pour protéger la terre entière L'argent n'est plus qu'un vieux souvenir On ne pense qu'à s'entraider, à s'épanouir. Mais la cloche sonne la fin de la récré Le voile se déchire, le rêve est percé La chaleur du monde laisse place à la glace Et le cauchemar vient nous regarder en face. Réveille-toi, regarde le béton et l'acier Où l'on marche sur l'autre pour ne pas s'effacer Les sourires sont des masques, les promesses des pièges Le sang coule au pied de leurs immenses sièges Les gouvernants comptent leurs pions et leurs balles Pendant que l'on s'étouffe dans ce bal infernal C’est pas une comptine, c’est le cri du néant Le monde est un loup, et nous sommes ses dents ! Dors maintenant... La réalité t'attend.

