
Je me persuade de te fuir, je t’imagine revenir, Mais je comprends plus mon avenir, qu’allons-nous devenir ? T’avoir près de moi à chaque instant, C’est plus le présent, c’est un souvenir qui ment. Je te vois évoluer, sourire, vivre, Pendant que moi j’me demande si je vais survivre. Comment t’donner envie d’un amour qui libère, Quand le mien t’enchaîne, te pèse, te fait taire ? Même quand il fait jour, j’reste dans le noir, J’cherche mes repères dans un brouillard d’espoir. Malgré tout j’redeviens le père, droit dans mes erreurs, Persuadé de lui transmettre autre chose que mes peurs. Je m’accroche à sa lueur… J’porte le poids du passé, j’avance sans savoir, Si aimer c’est rester ou apprendre à s’faire tard. J’ai le cœur en chantier, la tête en désordre, Mais pour elle je tiens debout, même quand tout s’effondre. J’ai confondu aimer et retenir trop fort, J’ai cru sauver l’histoire, j’ai juste prolongé l’effort. J’me bats contre moi-même, c’est le combat le plus rude, Quand l’amour devient cage au lieu d’être altitude. J’te dois la paix, pas mes chaînes, J’te dois le vrai, pas mes drames. Si je t’ai aimé de travers, C’est parce que j’me cherchais encore dans tes bras. J’apprends à laisser partir sans renier ce qu’on a été, À aimer sans posséder, à rester droit même blessé. J’ai pas toutes les réponses, mais j’ai une promesse claire : Être un homme meilleur, au moins dans le regard de ma fille. Si l’amour s’éteint parfois, la lumière reste ailleurs, Dans un rire innocent, dans un futur sans peur. J’irai pas fuir ma vie, même le cœur fissuré, Je m’accroche à sa lueur… pour apprendre à respirer.

