
[INTRO — magical fingerpicked acoustic guitar; delicate harmonics; clean electric guitar answers with a fragile 4-note motif; spacious, intimate] [VERSE 1 — very soft deep male baritone, close-miked; acoustic guitar only] Tu me dis de ne pas suivre ton rythme. Ne t’inquiète pas, je marche encore à ma façon. Toi, tu fais de tes émotions des mots, des chansons, parfois des océans. Moi, je les lis lentement. [brief guitar breath] Quelquefois deux fois. Et parfois je ferme simplement les yeux pour les laisser venir jusqu’à moi. [INSTRUMENTAL BREATH — clean electric guitar softly echoes the 4-note motif] [VERSE 2 — warmer vocal; felt piano enters sparsely] Ne t’excuse pas d’être émue. Ne retiens pas une larme, ne cherche pas des mots plus sages quand ton cœur en choisit d’autres. Tu vas parfois plus vite que moi, parfois plus loin. Moi, je prends un autre chemin pour arriver au même endroit. [voice becomes more intimate] Et si je reste silencieux un peu plus longtemps, ne prends jamais mon silence pour une absence. [CHORUS — melody opens gently; memorable 4-note hook; cello enters] Je suis là. [short silence — electric guitar answers the vocal motif] Ni devant toi, ni derrière. Je suis là. [guitar answers again, slightly higher] Assez près pour t’entendre, sans jamais retenir tes ailes. Tu peux courir, tu peux voler. Moi, je marche à ma façon. [almost whispered] Je suis là. [INSTRUMENTAL INTERLUDE — lyrical clean electric guitar and cello in dialogue; acoustic harmonics underneath; no vocal] [VERSE 3 — return to intimacy; light brushed percussion begins almost imperceptibly] Chez toi, le jour commence, chez moi, la nuit s’installe. Quelques mots traversent la mer, un poème, puis un autre encore. Je les retrouve le soir, je les relis avant d’éteindre. Certains restent ouverts sur la table. D’autres me suivent jusque dans le noir. [music thins; percussion disappears] Et pendant que tu t’endors de l’autre côté du monde, ta voix reste encore suspendue dans ma nuit. [electric guitar harmonic hangs in silence] [VERSE 4 — fragile; acoustic guitar and cello only] Tu entrouvres parfois une porte sur un été, un café, une pluie ancienne. [brief pause] Je reste sur le seuil. Je ne demande pas à qui appartenait le sourire, ni quel visage se cachait derrière les mots. Tu me tends quelques pages. Je les prends doucement. Ce qui compte, c’est que ta main me les ait tendues. [INSTRUMENTAL SOLO — 12–16 sec; magical expressive electric guitar, lyrical bends, cello answers; never virtuosic] [BRIDGE — almost bare; felt piano, distant guitar harmonics; exposed vocal] Tu écris : [softly] pour toujours. Moi, je regarde la nuit, tes mots encore ouverts, et quelque part chez toi le jour qui se lève. [long breath] Je ne sais pas combien mesure toujours. [near whisper; instruments almost disappear] Je sais seulement ceci : je suis là. [4-note guitar response alone] [FINAL CHORUS — warmest and most luminous moment; full melody, still restrained] Je suis là. [electric guitar answers] Ni devant toi, ni derrière. Je suis là. Tu peux courir, tu peux voler, tu peux remplir le ciel de tous tes mots. Moi, je marche à ma façon. [instruments gradually fall away] Et lorsque vient le silence… [long pause — almost a cappella] je suis là. [OUTRO — electric guitar answers the final words with the 4-note motif; cello sustains one long warm note; fingerpicked acoustic guitar quietly returns; natural decay into silence]

