
Le temps qu’il faut pour penser
Pour m’interpréter, me reformuler, J’ai besoin de signes, de formes nouvelles, De gestes venus d’avant l’histoire, Et d’un souffle au-delà du réel. [Pré-refrain] Je roule sur le sol, en moi tout s’enracine, Les feuilles s’accrochent à ma peau féline. Je deviens œuvre, complexe, humaine, Justifiable tant que ma vie s’entraîne. [Refrain] Et après ? Que restera-t-il de moi ? Des bribes de jours, un éclat de voix, Un peu de cendre dans le vent qui joue, Un peu de feu, et rien du tout. [Couplet 2] Je suis au milieu de ce qui crie, De ce qui grouille, sans alibi. Et c’est subtil, comme une trace, Un murmure inscrit dans l’espace. [Pré-refrain 2] Le temps, c’est le temps qu’il faut pour penser, Un battement d’aile avant d’exister. J’entends le monde, il parle en silence, Et tout s’efface dans la transparence. [Pont] Ce contact, pur et presque invisible, Fait vibrer l’infime et le possible. Sous mes doigts, la lumière respire, Et la vie se souvient d’un sourire. [Dernier refrain – plus introspectif] Et après ? Peut-être rien du tout… Ou bien le tout, dissous dans le flou. Mais pour l’instant, je reste là, Le temps qu’il faut pour penser… tout bas.


