
Que se passe t’il ?
L’égoïsme se pavane, drapé en un roi de carton, La peur de l’autre s’installe, tisse son nid dans nos maisons. Nos différences s’entrechoquent comme des vagues sans horizon, Et l’avenir se voile, elle s’assombrit, elle perd son nom. À quoi bon faire naître des âmes dans un monde qui se brise, Où chacun brandit sa sentence, oubliant sa devise ? La misère s’efface, engloutie sous des tempêtes plus grises, Les couleurs du monde meurent, comme un tableau qu’on dévalise. La liberté est ignorée, L’égalité est bafouée, La fraternité est brisée Que se passe-t-il au cœur de nos idées ? Nos trois sœurs sacrées se mettent à trembler Mais certains se hissent en maîtres, portés par leur ignorance Sèment le vent de la division, moissonnent l’obéissance. Les foules se courbent, dociles, dans un étrange silence, Un peu comme des troupeaux égarés qui recherchent un sens. Nous courons après des mirages qui n’existent pas, Nos doutes deviennent rois avec une voix de glas. Les écrans nous tiennent la main, mais nous tirent vers le bas, Et le monde se désapprend, un peu plus à chaqu’ pas. La liberté est ignorée, L’égalité est bafouée, La fraternité est brisée Que se passe-t-il au cœur de nos idées ? Nos trois sœurs sacrées se mettent à trembler Et toutes nos paroles s’effritent comme des rêves défendus, Les promesses se dissipent, s’évaporent dans l’inconnu Mais sous la poussière des jours, sous le poids des heures tues, Un souffle persiste encore, si fragile… mais têtu. Si demain nos mains veulent se rejoindre, Et que nos voix cessent enfin de craindre, Peut-être alors que l’espoir va se peindre. La liberté est ignorée, L’égalité est bafouée, La fraternité est brisée Que se passe-t-il au cœur de nos idées ? Nos trois sœurs sacrées se mettent à trembler La liberté est ignorée, L’égalité est bafouée, La fraternité est brisée Que se passe-t-il au cœur de nos idées ? Nos trois sœurs sacrées se mettent à trembler

