
**LES ENFANTS DE LA LUNE** *(Variété française rétro / Crooner mélancolique)* INTRO (vinyle qui craque, piano feutré) Une histoire sans commencement… Je n’ai pourtant fait de mal à personne… Je marche simplement Sur mon petit chemin d’homme… Mais les braves gens n’aiment pas Qu’on suive une autre route qu’eux… ⸻ COUPLET 1 J’aime les histoires lorsqu’elles finissent mal Les romances impossibles et les départs brutals J’aime laisser croire au fond de mes fables Que les rêves inventés ne sont jamais tout à fait faux Car plus le récit paraît étrange Plus les regards restent suspendus Et dans les silences qui dérangent On cache souvent ce qu’on a perdu ⸻ COUPLET 2 Indiscutablement liés Étrangement dépareillés Leur folie trouble les regards Comme un vieux secret dans le noir Que cherchent-ils ? Que savent-ils ? Par quelle force invisible Restent-ils toujours ensemble Malgré le temps qui les exile ? Ils poursuivent partout la mémoire De leurs désirs inachevés Comme deux morceaux d’une histoire Qui refusent de s’effacer ⸻ REFRAIN Une minute trop tôt… Ou une minute trop tard… Les aiguilles tournent encore Dis-moi… va-t-on se revoir ? Dans le vacarme des gares Des villes et des couloirs Deux ombres cherchent encore Le même ciel quelque part… Oooh… Les enfants de la lune… ⸻ COUPLET 3 Couple millénaire sans jamais s’être rencontrés Ils savent venir du même ciel étoilé Et lorsqu’enfin le hasard les rassemble un soir Ils comprennent aussitôt qu’ils ont survécu au cauchemar Esprit vif, regard persan Et cette étrange fibre poétique Ils avancent ensemble en riant Dans ce monde chaotique Plus c’est fou… Plus ils dansent… Traversant les pays Comme des fugitifs sans frontières ⸻ REFRAIN Une minute trop tôt… Ou une minute trop tard… Les aiguilles tournent encore Dis-moi… va-t-on se revoir ? Dans le bruit des cafés Des trains et des miroirs Deux âmes dérivent encore Sous le même ciel noir… Oooh… Les enfants de la lune… ⸻ BRIDGE (voix presque parlée, piano seul) À trop vouloir parler… On finit par ne plus rien dire… Alors laisse-moi t’écouter… Raconte-moi encore… Les gens qui prennent le temps… Les pays où l’ivresse annonce le beau temps… Les rêveurs… Les paresseux… Et ceux qui refusent encore de devenir sérieux… ⸻ COUPLET FINAL Doucement on se retire de ses rêves On laisse filer le temps sans résistance Puis on se remet en grève… En grève des sentiments L’exercice est sans violence Mais le cœur finit par se taire On s’abandonne lentement Dans un vieux fauteuil trop confortable Et quand les abysses reviennent Avec leurs silences pesants On découvre qu’on s’est construit Un monde sans sentiments Fatigués… Fatigués d’espérer encore Quand tout semble déjà écorché Au fond de nos cœurs Passagers… Égarés… Condamnés à chercher Quelque chose qu’on ne comprend plus… ⸻ REFRAIN FINAL (chœurs doo-wop, montée orchestrale) Une minute trop tôt… Ou une minute trop tard… Les aiguilles tournent encore Dis-moi… va-t-on se revoir ? Sous les lumières qui meurent Des vieux boulevards Deux ombres s’aiment encore Sans jamais se voir… Oooh… Les enfants… De la lune… ⸻ OUTRO (vinyle qui ralentit) Mes pensées dérivent encore Vers des choses qui ne se disent pas… C’est peut-être pour ça Que certains jours… Je ne parle pas…

