
[Intro – piano seul, quelques notes de cordes, tempo lent] [Couplet 1 – voix masculine mûre, diction très claire, intime] Miraculeux printemps, que l’automne effarouche, Il y a dans nos cœurs des saisons qui s’en vont. On croit que le bonheur se reconnaît à l’amour, Mais l’amour quelquefois nous égare à son tour. Il est fou, il est fort, il est sourd, il est aveugle, Il veut garder pour lui ce qu’il prétend donner. Il nous promet le ciel et nous ferme ses portes, Et nous laisse souvent sans savoir que penser. [Couplet 2 – légèrement plus mélodique] Ce n’est pas le respect, malgré ses belles manières, Ni le rêve élégant qui s’enfuit dans le vent, Ni l’amitié qui veut qu’on lui rende sa lumière, Ni l’estime qui compte et mesure les gens. Non, rien de tout cela n’a la douceur profonde De celle qui nous vient sans jamais rien demander, Qui sait prendre nos peines et les rendre plus légères, Et nous fait découvrir le bonheur d’exister. [Refrain – mélodie ample, chaleureuse, émotion retenue] Mais Tendresse, c’est toi, Toi qui ne trahis pas, Toi qui viens quand la vie Nous abandonne parfois. Tu prends un peu d’amour, Un peu de nos chagrins, Et tu fais de nos jours Des lendemains sans fin. [Interlude – piano, violons, guitare discrète] [Couplet 3 – plus narratif, avec quelques inflexions parlées] Tu n’as pas de grands mots, tu n’as pas de promesses, Tu arrives sans bruit quand le jour s’est enfui. Tu sais ce que l’on cache au fond de nos faiblesses, Et tu restes auprès de nous quand tout est fini. Tu ne demandes rien, pas même qu’on te remercie, Tu donnes simplement ce que ton cœur contient. Et lorsqu’une main tremble au détour de la nuit, Tu la prends dans la tienne… et tout redevient bien. [Refrain – plus intense, cordes plus présentes] Mais Tendresse, c’est toi, Toi qui ne trahis pas, Toi qui viens quand la vie Nous abandonne parfois. Tu prends un peu d’amour, Un peu de nos chagrins, Et tu fais de nos jours Des lendemains sans fin. [Pont – ralentissement, piano seul, voix très intime] Tu rajeunis l’instant Pour qu’il ne meure pas, Tu retiens quelques secondes Au bord de nos pas. Et dans ce court moment Que le temps nous consent, Le cœur ne sait plus bien S’il pleure ou s’il sourit. [Pont – montée progressive des cordes] Il voudrait rire encore, Il voudrait tout connaître, Il voudrait retenir Ce qui doit disparaître. Et quand il comprend enfin Que tout passe ici-bas, Il tremble de bonheur… Parce que tu es là. [Dernier refrain – très ample, sans excès, chœurs discrets] Mais Tendresse, c’est toi, Toi qui ne vieillis pas, Toi qui fais de l’instant Un éternel éclat. Tu prends un peu d’amour, Un peu de nos chagrins, Et tu fais de nos jours Quelque chose de divin. [Coda – piano seul, voix presque parlée] Et lorsque vient le soir Et que tout doit finir, Il reste ta lumière Pour nous apprendre à vivre. [Dernière phrase – très douce] À rire… à pleurer… À aimer… Et puis partir. [Outro instrumental – piano et cordes, fondu lent]

