C’était le pays des hôpitaux, des écoles et des droits, Des rails, des soins, du service public fait avec foi. On a bâti du solide avec les mains des anciens, Aujourd’hui on brade l’héritage au plus offrant, au plus loin. Bruxelles, marchés, chiffres froids sans visages, Des décisions hors-sol qui plombent les villages. On parle rentabilité, on oublie l’humain, On privatise la vie, on mutualise le chagrin. France debout mais blessée, cœur lourd sous le drapeau, Vendue par morceaux à des intérêts trop hauts. Ce n’est pas la haine qui parle, c’est l’amour qui s’inquiète, Quand un pays se perd, c’est son peuple qui paye la dette. L’argent circule vite mais jamais dans nos rues, Il part en dividendes, revient jamais dans la vue. Les usines ferment, les services se dégradent, Pendant que les profits font des tours du monde en cascade. On saigne les budgets, on serre toujours les mêmes, Ceux qui bossent, ceux qui galèrent, ceux qui tiennent quand même. La France n’est pas pauvre, elle est juste pillée, Par un système légalement organisé. Frontières mal pensées, décisions sans courage, Quand l’État recule, le chaos fait son ménage. Pas de fermeté juste, pas de règles claires, Alors les failles s’installent, la loi devient légère. Les criminels rient quand la justice hésite, Les honnêtes citoyens encaissent la suite. Protéger un pays c’est pas rejeter l’autre, C’est garantir la paix pour que chacun y trouve sa place. France debout mais blessée, cœur lourd sous le drapeau, Vendue par morceaux à des intérêts trop hauts. On veut de la justice, pas des slogans creux, Un pays fort c’est un peuple respecté, pas peureux. Rap conscient, pas de chaînes info en boucle, Je parle vrai pour ceux qu’on n’écoute plus. Ni extrême ni soumis, juste lucide et droit, Aimer son pays c’est oser dire quand il va pas. Rendre l’argent au terrain, la loi à la justice, La dignité au travail, le sens au service. La France mérite mieux que des comptes offshore, Elle mérite un futur bâti pour ses enfants d’abord.