[Verse 1 | Male Vocal (confessional, voice heavy with guilt)] Je sais ce que j'ai fait, et j'en porte le poids, Mais pour le bien de mon peuple, je n'avais pas le choix. Notre soleil mourait, et nous avons dû fuir, Il nous fallait ce monde pour ne pas mourir [Verse 2 | Female Vocal (cold, shaking, anger)] Tu restes là à me regarder, Je n'ai qu'une envie, celle de me venger, Car tu m'a tout pris, tout ceux que j'aimais - Je suis Lilia et les Skeyldryn ne plient jamais. [Chorus | Male Vocal (full voice, raw and desperate, voice cracking)] Qu'est-ce que tu sais de la fin du monde ? Qu'est-ce que tu sais de cette faim profonde Qui te suit dans tes rêves, te traque comme un démon, Qui efface tout ce qu'on est, ce qu'on croit bon ? [Verse 3 | Female Vocal (hollow, broken)] Eira est tombée en courant vers les tiens, Brynia est en cendre - et ce par tes mains. Qu'avons-nous fait pour mériter un tel sort ? Mais qui êtes vous donc ; des anges de la mort ? [Verse 4 | Male Vocal (wounded, exhausted, voice drained and low)] Les miens par milliers ont péri dans l'espace, La faim et la soif notre plus grande menace, Onze ans de rationnement nous tuant lentement, Nous n'avions pas le choix, ne pouvions faire autrement. [Chorus | Female Vocal (screaming through tears, voice breaking on the high notes)] Qu'est-ce que tu sais de la fin de mon monde ? Comprends-tu la douleur qui me hante chaque seconde Qui me suit dans mes rêves, me rappelle chaque prénom, Qui grave dans mon être un mal sans guérison ? [Bridge] [Female] Eira avait dix-neuf ans [Male] Mon fils en avait huit [Female] Brynia riait encore ce matin-là [Male] Ma femme chantait encore au départ [Female] Alors tu comprends ce que tu as pris ? [Male] Alors tu comprends ce que nous avons perdu ? [Verse 5] [Female] Tu parles une langue que je ne comprends pas. [Male] Tu parles une langue que je ne comprends pas. [Female] Te justifies-tu ou te moques-tu de moi ? [Male] J'entends ta douleur, mais c'était vous ou moi. [Outro] (quiet, calm) Ils se regardent, face à face dans le noir, Le souvenir des morts, source de leur désespoir. Les survivants de deux peuples qui n'avaient rien demandés Poussés au combat par une cruelle destinée.


