
La tour de notre enfance
[Chorus] Ils la détruisent, là, la tour de nos enfances, Comme s’ils rasaient d’un coup notre maison d’enfance, Symbole d’un passé tissé dans la ferveur, Où nos rires d’enfants côtoyaient bien des pleurs. [Verse 1] On partageait nos jeux, des miettes de goûter, Un ballon, une corde, des secrets échappés, Et si l’un tombait, les autres accouraient, La solidarité coulait entre les allées. [Verse 2] Les voix de nos mères s’échangeaient des recettes, Même sans les mots exacts, la tendresse était nette, L’arabe, l’italien, le français mélangés, Faisaient battre les murs d’un monde partagé. [Chorus] Ils la détruisent, là, la tour de nos enfances, Comme s’ils rasaient d’un coup notre maison d’enfance, Mais sous chaque gravier dort un rire, un été, Des photos, des anecdotes qu’on n’a jamais jetées. [Verse 3] Aujourd’hui, on est là, à regarder le vide, Certains n’y sont plus, partis loin, partis trop vite, Et dans ce fracas lent, ce n’est pas qu’un décor, C’est un monde qui s’effondre, un cœur pris dehors. [Break] (On fait le deuil discret d’un passé qu’on chérit, De nos pères, de nos mères, de ce qu’ils ont bâti...) [Chorus] Ils la détruisent, là, la tour de nos enfances, Mais elle vit en nos cœurs, dans chaque réminiscence, Dans un rire au café, dans une chanson douce, Dans l’accent d’un voisin qui revenait en douce. [Verse 4] Cette tour nous a liés, dans les joies, les chagrins, Les soirées partagées, les repas, les matins, Il nous reste ces liens que rien ne remplace, Ces souvenirs si beaux, que le temps ne casse. [Chorus] Ils la détruisent, là, la tour de nos enfances, Mais nous, les enfants d’hier, portons l’espérance, D’un monde bigarré, fraternel et sincère — La tour s’éteint… mais nous, on garde la lumière. [Ending] (La tour s’éteint… mais ce qu’elle a fait, demeure.)


