Dans ma hotte, il y a Des branches toutes déshabillées Des collines où soufflent les bises Et des oiseaux encore frileux Un manteau aux reflets de cristal Des couronnes d’azur silencieux Dans ma hotte, il y a Le temps béni des chimères Et des aiguilles vert sombre Dans leurs robes de satin Des entrelacs de fils vif-argents Quelques diamants éphémères Dans ma hotte, il y a Un soleil de glace Des étincelles de froidure Une immobilité tremblante Et des craquements étouffés Dans l’immensité blanche