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01. LA TRINITÉ DU DOUTE

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- Une œuvre originale de Uther el Conti, réalisée avec assistance créative - © Copyright 2026 - This song is part of the playlist "LA TRINITÉ DU DOUTE" https://suno.com/playlist/e22b0fc7-f399-45db-a720-ed6cde8e5752 ____________________ [Intro] Trois portes. Aucune poignée. Trois réponses à une question qui ne sait même pas si elle devait être posée. [Couplet I – DIEU] Peut-être qu’Il est. Avant la matière. Avant la faim. Avant que le premier atome apprenne à tomber. Peut-être qu’une volonté précède ma volonté. Peut-être que le silence n’est silencieux que parce que je suis sourd. Une voix dit : « Je suis. » Je l’écoute. Je ne sais pas. [Refrain] Dieu. Dieu suicidé. Néant. Trois noms au bord du silence. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne suis pas la Source, je ne suis pas le Juge. Mon doute n’est pas un trône. Mon silence n’est pas une preuve. Je ne sais pas. Et je reste là. [Couplet II – DIEU SUICIDÉ] Peut-être qu’Il fut. Une totalité fatiguée d’être totale. Un Dieu sans extérieur, sans ailleurs, sans lendemain, qui ne créa pas le monde, mais se brisa pour cesser d’être. Alors nous serions les morceaux encore tièdes d’un suicide divin. La matière, Sa dépouille. La vie, Son agonie. Une voix dit : « J’étais. » Je l’écoute. Je ne sais pas. [Refrain] Dieu. Dieu suicidé. Néant. Trois noms au bord du silence. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne suis pas la Source, je ne suis pas le Juge. Mon doute n’est pas un trône. Mon silence n’est pas une preuve. Je ne sais pas. Et je reste là. [Couplet III – NÉANT] Peut-être qu’il n’y eut personne. Ni Père. Ni cadavre. Ni volonté derrière la pierre. Seulement la matière inventant des yeux pour contempler son propre accident. Pas de dessein. Pas de chute. Pas même d’absence, car il faudrait quelqu’un pour manquer. Une voix dit : « Il n’y a rien. » Je l’écoute. Je ne sais pas. [Refrain] Dieu. Dieu suicidé. Néant. Trois noms au bord du silence. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne suis pas la Source, je ne suis pas le Juge. Mon doute n’est pas un trône. Mon silence n’est pas une preuve. Je ne sais pas. Et je reste là. [Bridge] Peut-être que Dieu me regarde. Peut-être que nous sommes les cendres de Dieu. Peut-être que personne n’a jamais regardé personne. Je n’ai aucune preuve pour tuer l’un. Aucune preuve pour couronner l’autre. Alors je garde la seule phrase qui ne prétend pas connaître l’inconnaissable. [Final] DIEU. DIEU SUICIDÉ. NÉANT. [Uther] Je ne sais pas. [Chœur] Choisis. [Uther] Je ne sais pas. [Chœur] Choisis. [Uther] Pourquoi ? Je ne sais pas. [Outro] Je n’ai pas trouvé le nom de Celui qui donne. Je n’ai pas prouvé qu’il n’y avait personne. J’ai seulement quitté le siège d’où je prétendais tout départager. Le triangle demeure. Au centre, je ne sais pas. Mais ma main n’est plus fermée.