
Le nez dans mes incertitudes, Alors que l’air était fragile, J’avais pour vie, pour habitude, De suivre un chemin immobile. Mes mains traçaient dans des sillons, Une brasse à répétitions, Sur mon écran je m’évadais, Sur mon clavier je pianotais. C’est en me promettant, Ces mots que tu me tends, Comm’ des bras de velours, Qui me montrent l’amour, En me promettant, Ces phrases que j’attends, Que tu deviens la plume, Qui me sort de la brume. En me promettant, En me promettant, L’amour… Mes lèvres en feu parlent d’amour, En harmonies qui se succèdent, Dans un espace qui devient sourd, Face aux appels des notes tièdes. Mes mains happaient entre tes fils, Les jointures qui claquaient d’office, Sur le circuit je me faufile, Derrière l’un de tes doux caprices. C’est en me promettant, Ces mots que tu me tends, Comm’ des bras de velours, Qui me montrent l’amour, En me promettant, Ces phrases que j’attends, Que tu deviens la plume, Qui me sort de la brume. En me promettant, En me promettant, L’amour… Mes yeux ont suivi cette ligne, Que tu dessines loin de ma peine, J’y ai découvert tous ces signes, Qui m’ont empêché que j’te prenne. Et même les insectes n’ont pu, Réunir nos mots en amour, Et personne n’aura survécu, À ce qu’on appelle notre amour. C’est en me promettant, Ces mots que tu me tends, Comm’ des bras de velours, Qui me montrent l’amour, En me promettant, Ces phrases que j’attends, Que tu deviens la plume, Qui me sort de la brume. En me promettant, En me promettant, L’amour…

