
07. J'attends toujours la fin de leur monde - Jour 20.3
[Verse 1] Les affaires s’empilent, toujours les mêmes histoires, Des fortunes bâties sur les failles du pouvoir. Ferrand manœuvre, fait danser les contrats, Transforme un mandat en profit qu’on ne voit pas. Un bail, un deal, l’argent tourne en rond, Mais seul le pauvre connaîtra la prison. On nous vend l’effort, le mérite, l’ascension, Pendant qu’ils dictent les règles sous les lustres des salons. Le roi du Doj' vend son mythe aux dociles, Sans l’fric du public, son rêve pourtant reste fragile. Tesla perfusée, SpaceX sous contrat, L’Etat finance, mais qui lève le bras ? En Argentine, un clown met l’Etat en cendres, Prêche le marché comme un dieu à entendre. Les écoles tombe, la faim s’étend, Mais il vend l’illusion d’un peuple indépendant. Ici, on coupe les fonds, on tue les projets, Mais signe des chèques aux lobbies privés. Un milliard envolé, espoir sacrifié, Pendant que Total s’offre un festin d’impunité. On nous parle d’avenir, de changements sincères, Mais chaque loi votée nous ramène en arrière. Le pétrole s’écoule, les taxes s’effacent, Et nous, on regarde la planète brûler dans la glace. [Chorus] J'vois leurs murs qui tremblent, leurs trônes qui tombent, Leurs rires s'effacent sous l'écho des bombes. J'vois leurs règles qui brûlent, leurs dogmes qui fondent, Bref, j’attends toujours la fin de leur monde. [Verse 2] Nouvelle-Calédonie, les débats sont clos, Macron tranche au canon, ne veut pas de repos. Les Kanaks réclament le droit d’écrire leur histoire, Mais Paris verrouille leur avenir dans des tiroirs. On parle d’histoire longue, eux aboient, On parle de colons, ils rédigent des arrêts froids. Les gants sont blancs, les chaînes moins visibles, Mais leur poids reste, toujours aussi tangible. Des fermes qui crèvent, des suicides en cascade, Pendant que Monsanto vend ses graines malades. Les cop' bavardent, mais rien ne se fait, Les glaciers pleurent, le fric reste en paix. La terre s’assèche, l’eau s’efface, On creuse des bassines sous l’œil des rapaces. Sainte-Soline, des matraques contre l’avenir, L’eau détournée pour faire la politique du pire [Chorus] J'vois leurs murs qui tremblent, leurs trônes qui tombent, Leurs rires s'effacent sous l'écho des bombes. J'vois leurs règles qui brûlent, leurs dogmes qui fondent, Bref, j’attends toujours la fin de leur monde. [Verse 3] Italie, Meloni serre l’étau, Frontex veille, la mer devient tombeau. Les lois se durcissent, les portes se ferment, L’Europe forteresse efface les visages ternes. Les ONG piétinées, les secours entravés, Des vies noyées pour des chiffres à flatter. La République oublie ses valeurs généreuses. Et la chute de leurs corps éclabousse notre civilisation orgueilleuse, Et la farce se joue sur tous les écrans, Débats vides, analyses de soi-disant influents. Entre deux tours, la parole se lâche, se perd, Mais c’est pas celle du peuple, celle des pires travers. Les plateaux ricanent, l’extrême droite monte le son, Les élites feignent l’indignation, Mais surfent sur la vague Le pétrole s’écoule, les taxes s’effacent, Et nous, on regarde la planète brûler dans la glace

