Par une nuit d’hiver ben magique, j’vois une lumière. J’entends encore c’te mélodie-là, comme une espèce de berceuse. Ah non, non, non… voyons donc, ma tête ! J’vois des vieilles roulottes de gitans, abandonnées en plein dans neige. Ah, faut que j’aille voir c’te femme-là. Faut que j’sache. Gitane, laisse-moi rentrer. Y paraît que tu connais le secret… le secret du temps. Faque regarde donc dans ta boule de cristal, pis raconte-moi toute. Tu l’vois, hein ? Gitane, dis-moé-le. « Ah, mon gars… t’es jamais vraiment parti. T’es l’enfant du yâble… pis moé avec. » Gitane, là je comprends… t’es pas ma mère. T’es une partie de mon âme, pis ça, c’est clair comme de l’eau de roche. Ah non, non, non… j’suis toé. Gitane… t’es en moé.


