Le béton suinte une huile noire et lourde Le goudron craque sous la cadence sourde Les dieux de fer s'endorment en riant Dans le fracas des tambours d’occident Une voix d'outre-tombe murmure un secret La fin du monde n'a jamais été aussi parfaite Regarde la fête s'animer dans la boue Les mannequins dansent, ils s'en foutent de tout Un vieux scooter imite le bruit des cœurs Qui lâchent prise face à leur propre horreur Rien n'est sacré dans notre beau chaos Achetez vos tickets pour le grand saut Le carrousel tourne à l'envers Bienvenue dans l'enfer vert Le carrousel tourne à l'envers Dansez encore sous la pluie acide ! Le vide est plein, et le plein est vide ! Sourire aux lèvres, on regarde le toit brûler Rien à sauver, tout à célébrer ! Les ombres rampent sur le dancefloor gris Le peuple pleure mais la caste sourit Une oppression massive écrase nos derniers cris La fête dystopique n'a plus de prix Tout est lâché, tout est si dérisoire Prenez un verre pour oublier l'histoire Les boucles tournent, tournent à l'infini Un rituel moqueur pour la fin de la nuit Le métro résonne comme un vieux glas Et les voix d'outre-tombe font de grands éclats On fait la fête sur les décombres fumants C'est le plus beau des divertissements Le carrousel tourne à l'envers Bienvenue dans l'enfer vert Le carrousel tourne à l'envers Dansez encore sous la pluie acide ! Le vide est plein, et le plein est vide ! Sourire aux lèvres, on regarde le toit brûler Rien à sauver, tout à célébrer ! ... plus rien ne va... ... tout s'en va...