
Mmmmm... Mmmmm... mmmmm... On dormait tout l'été, les fenêtres ouvertes Ton rire dans mon cou, ta main dans ma main Tu disais « pour la vie » comme on dit une promesse Et moi, je te croyais, je croyais à demain Puis les mots se sont tus, un à un, sans bruit Chaque soir un peu plus loin, chaque nuit Et je te tenais encore, mais du bout des doigts Comme on tient ce qui glisse et qu'on ne rattrape pas On était presque pour toujours Presque le ciel, presque l'amour Presque assez forts pour tenir Mais presque, c'est déjà partir Mmmmm... Ton parfum sur un pull que je n'ai pas lavé Deux tasses dans l'évier, l'hiver dans le salon Je fais semblant d'aller bien, de m'habituer Mais tout me parle de toi, même le silence a ton nom On était presque pour toujours Presque le ciel, presque l'amour Presque assez forts pour tenir Mais presque, c'est déjà partir Mmmmm... mmmmm... Mmmmm... Mmmmm... mmmmm... Si j'avais su te dire Que je n'avais pas peur de rester Si tu avais su me dire Que tu avais peur, toi aussi, de tout lâcher On aurait peut-être eu le temps D'être plus que presque, tout simplement Mmmmm... On était presque pour toujours Presque le ciel, presque l'amour Presque assez forts pour tenir Mais presque, c'est déjà partir Presque pour toujours... (Presque pour toujours...) Mmmmm... mmmmm... mmmmm... Mmmmm... Presque.

