
🇫🇷Baiser d’Ombre
[INTRO] Quand monte la lune de sang, Un chant s’élève — ancien, pesant. Une offrande, pure, sans soupçon, Errant dans rêve et malédiction. Un serment, un regard, un doux frisson, La nuit réclame sa portion. Il prend ce que le temps lui rend — Un baiser d’ombre… dans le feu sanglant. --- [VERSE 1] Dans l’ombre lourde et les éclairs, Son cœur battait, léger et clair. Trouvée, si pure, douce et fine, L’élue d’un sort, d’une ancienne ligne. „Ô douce vierge, douce et chaste, Ton sang me lie, ton cœur m’embrasse. Fuis la nuit, rejoins mon toit — Un château sûr, rien qu’à toi.” --- [VERSE 2] Son regard effleure ses contours, Un souffle chaud murmure l’amour. Les flammes dansent tout doucement, Son souffle cesse… doux tourment. Un baiser glisse sur sa main pâle, Tel un ruban de soie loyale. Elle suit, guidée sans un pourquoi, Perdue dans l’ombre, douce et soie. --- [BRIDGE] Son souffle frôle ses pensées, Une étincelle en nuit voilée. Leurs doigts frémissent, peaux s’unissent, Un soupir naît, le temps s’abolisse. Un charme posé sur ses lèvres, Si doux, si proche, et qui l’enlève. Un dernier regard — puis sans bruit, Il la saisit… la nuit les suit. --- [CHORUS 1] [Elle chante] 》Un souffle seul te tient à moi, 》Un mot, un rien – nous voilà. 》Je te tiens près, si tendre, si pur, 》Et goûte ta peur dans l’azur obscur. 》Ton corps si chaud, en feu coulé, 》Un baiser glisse dans l’ombre voilé. 》Enlacée, tu es mon amante, 》La nuit s’éveille, brûlante, ardente. Je meurs de soif – mais je patiente, Jusqu’à ce que ton cœur consente. --- [VERSE 3] Dans le sanctuaire aux cierges noirs, Un chant ancien remplit le soir. Un couteau dort sur linge rouge, Un rite ancien que rien ne bouge. Il la soulève, la pose en paix, Son regard fuit l’obscurité. Une coupe fine — tel un baiser, Une goutte… pour commencer. --- [CHORUS 2] Tu dors entre mes bras, si douce, Ton dernier souffle devient mousse. Une morsure lente et profonde, Qui t’arrache à cette ronde. Ton cœur battait – il bat pour moi, Dans le sang rouge coule ta foi. Un soupir doux, un pas très lent, Et tu deviens mon cœur brûlant. --- [OUTRO] La nuit repose en feu discret, La lune sang veille leurs secrets. Son regard meurt dans soie posée, En ma main douce, elle s’est glissée. Un baiser, un souffle, un mot si bas, Et l’ombre fit son dernier pas. Un murmure glisse sur les pierres : „Tu es à moi – à jamais fière.” [Fin]

