
♪ [Verso 1] ♪ Les lampes tremblent, mais ne meurent pas, Elles toussent leur lumière comme un vieux poumon. Sama yoon dafay jaxasoo ak néant, Je marche sur les restes du jour. Le sel colle à ma peau, Pas celui de la mer — celui des larmes sèches. Ndank ndank, tout s’éteint, Même le bruit du cœur devient mensonge. ⸻ ♪ [Refrain] ♪ Nulle lumière, Rien que des ombres qui se souviennent. Sunu bopp dafay weex ci suuf, Mais la terre ne répond plus. ⸻ ♪ [Verso 2] ♪ J’ai vu les prières se taire, Les enfants apprendre la fatigue. Sama bët dafa gëm ndox, Mais je ne vois que poussière. La ville pue le fer et le sucre, Les murs transpirent de vieux regrets. Ndank ndank, on oublie même le nom de Dieu, Et c’est peut-être mieux ainsi. ♪ [Rap improvisado] ♪ (el beat sigue seco, casi sin bajo, solo respiración y un eco metálico) Yo, j’suis pas un roi, juste un reste, un souffle qu’a pas trouvé son texte. Dakar dort sous ses paupières lourdes, chaque rêve tombe, sans retour. Ndank ndank, j’avance, les pieds collés au bitume brûlé, les prières se font sans bouche, le ciel écoute, mais ne répond jamais. Les lampes, elles mentent, elles brillent pas — elles saignent. Sama xol dafay fee, je parle à mes ombres, elles me connaissent mieux. Pas de refrain, pas d’espoir, juste le goût du fer et du soir. Le monde veut danser, moi j’me tais, parce que parfois, le silence rime mieux. (le micro grésille, un souffle final) Nulle lumière. Mais je rappe encore. ⸻ ♪ [Finale] ♪ Le vent passe sans saluer, Les visages se ferment comme des portes, Sama xol dafay ndóxlu ci ndéyssaan, Et rien ne bouge, rien. *(le chœur inexistant respire : “rien… rien… rien…”)

