
LES FRERES DU VENT - Le Bal des Voyageurs
[Intro – Guitare sèche rythmée] (Parlé, accent gitan, voix rocailleuse) Nous les frères du Vent ........ on va vous conter ....... L’histoire de nos anciens .......... [Verse 1] Depuis des siècles, sur les routes d’Europe, Sous la pluie, sous les étoiles, sans repos, Nos chevaux traçaient des rêves dans la boue, Nos violons parlaient mieux que les mots. On venait d’Inde, on venait d’ailleurs, Sans roi, sans terre, sans drapeau. Mais dans nos cœurs brûlait la chaleur, De la musique, du vin, des ghettos. Et on l’appelait... le peuple voyageur ! [Break instrumental] (solo de violon tzigane, puis guitare pompe manouche) [Chorus] On avait mille feux dans nos guitares, Deux mille histoires dans nos voix, Trois mille routes et un seul espoir, De jouer jusqu’à la fin des toits ! Quatre mille larmes, cinq mille rires, Six mille amours sans demeure, Sept mille nuits à fuir les tirs, Et huit mille chansons dans le cœur… Dans les roulottes... du peuple voyageur ! Dans les roulottes... du peuple voyageur ! [Interlude instrumental] (accordéon, puis violon qui s’emballe) [Verse 2] Y avait Django dans les doigts d’un ange, Le feu des cordes, le sang des rues, Y avait les fêtes où tout se mélange, La sueur, la joie, la peine nue. Les violons pleuraient dans les bals, Les enfants riaient près des flammes, Et même les flics, les plus déloyaux, Restaient muets devant nos âmes. Car on roulait sur… le bal des voyageurs ! [Solo instrumental] (guitare manouche + contrebasse, un cri de violon aigu) [Verse 3] Y avait Miko du camp de la Drôme, Et Tchavé du vieux Montreuil, Et Maria la folle de Rome, Qui chantait fort pour l’orgueil. Y avait les anciens qui racontaient, Les rafles, les camps, la douleur, Mais un gosse reprenait la clarinette, Et le swing effaçait la peur. Tous sur la route du... bal des voyageurs ! [Solo long instrumental] (solo collectif, improvisation libre, tempo qui monte) [Chorus] On avait mille feux dans nos guitares, Deux mille histoires dans nos voix, Trois mille routes et un seul espoir, De jouer jusqu’à la fin des toits ! Quatre mille larmes, cinq mille rires, Six mille amours sans demeure, Sept mille nuits à fuir les tirs, Et huit mille chansons dans le cœur… Dans les roulottes... du peuple voyageur ! Dans les roulottes... du peuple voyageur ! [Interlude instrumental – tempo ralenti] (violon seul, mélancolique, puis montée rythmée) [Verse 4] Pour un gitan, la vie, c’est la route, C’est la guitare ou bien la faim. On se méfie du monde et de ses doutes, Mais on partage toujours le vin. Le feu crépite, le swing éclate, Le rire fend la nuit d’orage, Et même si le monde nous maltraite, On garde le feu sous le visage. Car brûle encore… le bal des voyageurs ! [Break instrumental] (solo final — violon en furie, guitare en rafales, contrebasse grondante) [Verse 5 – final] On roule encore, vieux ou gamins, Sur les chemins d’un autre âge. Nos cordes, nos voix, c’est notre destin, Notre sang, c’est notre héritage. Et si demain le monde s’écroule, On s’en fout, on rallume le feu, Un violon, une table, et la foule — Et la musique fait des dieux ! [Outro – fade out] (tout le groupe chante en chœur, violon en larmes) Dans les roulottes... du peuple voyageur… Dans les roulottes... du peuple voyageur…

