Je suis né aux portes de Paris, où la ville s’éteint sous les rails gris. Petit, j’allais dans les ruelles du centre, écouter les chansons des musiciens errants. Les guitares pleuraient sous le ciel d’acier, et leurs notes me faisaient rêver… Alors j’ai pris une vieille gratte usée, et dans les rues, j’ai commencé à chanter. Mais au fond, je suis toujours ce garçon, qui joue du blues à La Chapelle sous les néons. Même si la vie m’a donné tout ce que je voulais, je reviens aux rues, là où tout a commencé. Un producteur m’a vu, un jour, sur un trottoir, il m’a dit : "Garçon, t’as du talent, t’as une histoire. " Il a fait de moi une étoile des ondes, les radios tournent mes chansons dans le monde. Maintenant, j’habite dans une maison avec jardin, des enfants qui rient, une vie sans fin… Mais parfois, quand la nuit se fait douce, le vieux blues en moi reprend la route. Mais au fond, je suis toujours ce garçon, qui joue du blues à La Chapelle sous les néons. Même si la vie m’a donné tout ce que je voulais, je reviens aux rues, là où tout a commencé. Je mets un vieux manteau, un chapeau abîmé, je traverse la ville, les souvenirs me font danser. Je prends ma guitare, elle connaît les accords, et je chante sous les étoiles, seul avec mes remords. Au fond, je suis toujours ce garçon, qui joue du blues à La Chapelle sous les néons. Même si le succès m’a donné tout ce que je voulais, je reviens aux rues, là où tout a commencé. Parce que le blues, c’est la voix de mon passé, et sans lui, je ne saurais plus qui je suis, qui j’étais. Alors je chante… pour les ombres du passé, dans les rues où je me suis trouvé.