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Pourquoi j'écris..

POURQUOI J’ÉCRIS… [INTRO — nuit, très intime. Guitare acoustique maestro en picking délicat, espace de pièce, respiration naturelle. Quelques notes de guitare électrique très lointaines.] Un carnet ouvert sous la lampe Le café refroidit sans bruit Trois mots se cognent dans ma tête Et cherchent encore leur sortie [COUPLET 1 — voix masculine adulte, chaude, proche du micro, presque parlée. Acoustique au premier plan. Basse très discrète. La guitare électrique répond entre les phrases. Violoncelle à peine perceptible.] Une phrase arrive, un peu bancale Je la retourne au fond de ma bouche Comme un caillou trouvé dans l’eau Qu’on garde en main quand tout nous touche [PRÉ-REFRAIN — la tension monte doucement. Violoncelle puis altos. Les deux guitares commencent à dialoguer. Micro-silences conservés.] Puis un mot s’allume au milieu du silence Un autre lui répond, comme une évidence Les doigts trouvent un chemin que je ne cherchais plus Et quelque chose en moi m’éloigne vers l’inconnu [REFRAIN — ouverture progressive. Batterie acoustique sobre, basse ronde, deux guitares maestros en dialogue. Cordes urbaines et chaleureuses plus présentes. Voix plus ouverte, jamais démonstrative.] J’écris avec le feu J’écris comme un pyromane Je cherche dans tes yeux incendiaires La source de tout ton mal J’allume des mots dans la nuit Je les regarde danser sur la page Je brûle ce qui n’a pas été dit Et j’en fais des morceaux de courage [RETRAIT LÉGER — garder la chaleur, laisser respirer la voix.] J’écris avec le feu Même quand je tremble au fond de moi Je donne un visage à mes silences Et je les laisse parler pour moi [COUPLET 2 — le feu gagne du terrain. Basse légèrement plus mélodique, batterie organique contenue. Électrique plus expressive. Cordes en mouvements subtils.] Je laisse l’écorce de mes sentiments Résister encore à la chaleur Mais parfois les incendies attaquent Jusqu’au fond de nos vraies valeurs Alors je souffle sur les braises Pour voir ce qu’il reste de nous Je transforme la fumée en phrases Et je rallume ce qui tient debout [PONT — grand espace. Retrait de la batterie et de la basse. Acoustique seule avec quelques cordes suspendues. Voix très humaine, fragile mais assurée. Le vent devient l’image sonore.] Alors je prends ma plume doucement Comme on entrouvre une porte Je ne sais jamais où elle me mène Mais je sais où le vent l’emporte [DERNIER REFRAIN — EMBRASEMENT. Tous les musiciens entrent progressivement : batterie organique, basse, deux guitares maestros, cordes urbaines chaleureuses. Grande harmonie orchestrale, puissance sans lourdeur. Voix pleinement engagée.] J’écris avec le feu J’écris comme un pyromane Je cherche dans tes yeux incendiaires La source de tout ton mal J’allume des mots dans la nuit Je les regarde danser sur la page Je brûle ce qui n’a pas été dit Et j’en fais des morceaux de courage [LAISSER UN ESPACE — la voix devient plus intime.] J’écris avec le feu Même quand je tremble au fond de moi Je donne un visage à mes silences Et je les laisse parler pour moi [DESCENTE PROGRESSIVE — l’incendie s’apaise. Les instruments se retirent un par un.] Et si demain le feu s’éteint S’il ne reste qu’un peu de lumière Je saurai pourquoi j’écris enfin Pour ne plus garder tout ça derrière [OUTRO — matin après la nuit. Batterie et basse disparues. Une guitare acoustique reste avec quelques notes de cordes très fines. Atmosphère humide, apaisée. Voix douce.] Au matin, un peu de pluie Éteint doucement les braises Je peux regagner ma couche Et repartir dans mes rêves [DERNIÈRE NOTE — guitare seule. Laisser mourir naturellement la résonance. Silence.]