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Je ne suis pas important à ses yeux

(Intro) Encore une nuit où j'parle au plafond, Encore une nuit où mes pensées tournent en rond. Le silence me répond quand j'appelle son prénom, Comme si j'avais jamais compté dans son horizon. --- (Couplet 1) Je traîne mes regrets dans les rues désertées, Le cœur plein de cicatrices que personne ne peut réparer. J'ai donné le meilleur de moi sans jamais calculer, Mais aujourd'hui j'ai compris que j'étais facile à remplacer. Elle continue sa route pendant que je m'effondre, Moi je cherche encore les morceaux de ce qu'on était ensemble. Les souvenirs me poursuivent comme des ombres derrière moi, Et chaque pas que je fais me ramène vers toi. J'essaye de sourire mais ça sonne faux, Comme une chanson triste qui tourne en boucle à la radio. J'ai le regard vide et l'âme en hiver, Depuis que t'as laissé mon cœur se noyer dans la mer. On m'dit que le temps efface toutes les blessures, Mais les miennes grandissent à mesure que les jours durent. Chaque nuit je revis la scène au ralenti, Le moment où ton amour a quitté ma vie. --- (Refrain) Je ne suis pas important à ses yeux, Juste une silhouette qui disparaît peu à peu. Je ne suis pas important à ses yeux, Même quand je tombe à genoux sous un ciel pluvieux. Je ne suis pas important à ses yeux, Un cœur qu'on oublie parmi tant d'autres adieux. Je ne suis pas important à ses yeux, Et cette vérité me détruit un peu mieux. --- (Couplet 2) La nuit devient ma seule confidente, Elle connaît mes douleurs, mes peurs les plus violentes. Je parle à mes démons quand tout le monde dort, Ils me rappellent sans cesse que j'ai perdu la guerre encore. J'regarde les étoiles mais elles brillent plus pour moi, Comme si même le ciel avait détourné son regard. Je marche dans le noir sans trouver la sortie, Avec le poids de ton absence accroché à ma vie. Les photos prennent la poussière sur l'étagère, Comme les promesses qu'on s'était faites hier. Tout ce qu'on construisait s'est transformé en ruines, Et moi je reste là au milieu des débris qui s'alignent. J'ai voulu croire que tu reviendrais un jour, Que tu réaliserais la valeur de mon amour. Mais plus les semaines passent, plus je comprends, Que certains cœurs s'éloignent définitivement avec le vent. --- (Pré-refrain) J'ai crié tellement fort dans le silence, Que ma voix s'est perdue dans l'immensité. J'ai tendu la main dans l'obscurité, Mais personne n'était là pour me sauver. --- (Refrain) Je ne suis pas important à ses yeux, Juste une silhouette qui disparaît peu à peu. Je ne suis pas important à ses yeux, Même quand je tombe à genoux sous un ciel pluvieux. Je ne suis pas important à ses yeux, Un cœur qu'on oublie parmi tant d'autres adieux. Je ne suis pas important à ses yeux, Et cette vérité me détruit un peu mieux. --- (Couplet 3) Parfois j'imagine ma vie sans ton visage, Mais ton souvenir revient toujours tourner les pages. Comme un fantôme coincé dans les couloirs de ma tête, Qui transforme chaque instant de paix en tempête. J'ai l'impression d'être un nom gravé dans le sable, Effacé par les vagues sans laisser de trace durable. Pendant que toi tu souris sûrement dans une autre histoire, Moi je collectionne les morceaux cassés de ma mémoire. Le vide me dévore lentement de l'intérieur, Comme un poison discret qui attaque mon cœur. Je fais semblant d'aller bien devant les gens, Mais mes larmes tombent dès que je suis seul un instant. J'ai perdu la lumière au fond de mes pupilles, Depuis que ton absence a remplacé nos idylles. Et même le soleil semble froid quand il se lève, Quand la personne que tu aimes devient celle qui t'achève. --- (Pont) Si demain mon nom disparaissait de la terre, Si mon cœur cessait enfin de mener cette guerre, Est-ce que tu verserais une larme pour moi ? Ou est-ce que ma place est déjà prise quelque part ? Je me pose la question sans trouver de réponse, Pendant que la douleur continue sa danse. Les secondes deviennent des années dans ma tête, Et le désespoir finit toujours par gagner la fête. --- (Outro) Je ne suis pas important à ses yeux, Voilà la phrase qui me suit où que j'aille. Comme une condamnation gravée dans le feu, Comme une cicatrice qui jamais ne s'en va. Alors je marche seul dans cette nuit sans fin, Avec mes souvenirs comme unique chemin. Et si un jour mon cœur cesse enfin de saigner, Peut-être que ton ombre arrêtera de me hanter...