
Titre : « Poussière dorée » („Goldener Staub“) – Chanson sur la beauté passagère [Couplet 1] Ton front défie les lys du champ, Tes cheveux brillent plus que l’or, Et le soleil devient moins grand Quand tu parais, douce au dehors. Les lèvres rouges, les yeux brillants, Tout veut te suivre, tout s’incline. Ton cou de verre, fier et tremblant, Fait de l’orgueil une vitrine. [Refrain] Mais l’or s’efface, Les lys se fanent, Le cristal casse Quand le temps plane. Et ce qui fut lumière pure, Devient poussière, devient murmure. [Couplet 2] Savoure encore, savoure vite, Ce que le monde adore en toi. Car sous la rose, le vent s’invite, Et change l’éclat en froid. Avant que l’ombre ne te gagne, Et que ton nom fonde au matin, Sois feu, sois fleur, sois douce bagne Dans le regard d’un mot lointain. [Refrain – variante] Car tout s’efface, Même les reines, Le vent efface Les plus belles peines. Et dans le souffle de l’oubli, Tu redeviendras nuit, Tu redeviendras… rien. [Outro – parlé en musique légère, comme une berceuse] Oro… lirio… cristal… Tout ça devient poussière. En tierra, en humo… En nada.

