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Ça va… depuis toujours

[Couplet 1] Elle entre dans une pièce en riant fort, Comme si sa joie devait tout porter. Elle parle haut, elle fait semblant, Pour qu’on regarde son éclat, pas ses fissures cachées. Mais quand le silence retombe un peu, Elle dit “ça va”, sans réfléchir, Comme on s’excuse d’exister, Comme si sentir était interdit. [Pré-refrain] Elle voit les blessures des autres avant même qu’elles s’ouvrent. Mais les siennes, elle les noie sous un rire trop lourd. [Refrain] Elle se met toujours derrière, Même quand elle fait la lumière. Elle dit : “c’est rien, j’ai l’habitude”, Comme si tomber n’était plus une chute. Elle pense que le bonheur est un droit réservé aux autres. Mais moi je vois la force qu’elle cache sous son ton qui détonne. [Couplet 2] Elle transforme tout en éclat de rire, Parce qu’affronter la peine serait trop direct. Elle dit qu’elle a “connu pire”, Comme si sa douleur n’était qu’un simple effet. Pour les autres, elle devient lionne, Elle se bat dès qu’il faut protéger. Mais pour elle-même, elle minimise, Elle laisse les coups la traverser. [Pré-refrain] Elle protège tout le monde, Elle se donne sans réfléchir. Mais elle oublie qu’elle aussi a le droit de se laisser tenir. [Refrain] Elle se met toujours derrière, Même quand elle fait la lumière. Elle dit : “c’est rien, j’ai connu pire”, Avec un rire qui sonne comme une prière. Elle pense que la douceur est un vêtement trop grand pour elle. Mais moi je vois l’espoir qu’elle plie et range dans ses ailes. ⭐ [Couplet 3 — Nouveau : “Depuis toujours”] Un jour elle a dit, presque en riant : “Pour moi, c’est différent… moi c’est depuis toujours.” Et son “ça vaaa” sonnait trop fort, comme quelqu’un qui s’excuse d’être encore debout. Ce qui brise les autres l’indigne, mais ce qui la brise, elle dit que c’est “normal”. Et j’ai senti un coup au cœur là où elle ne sent plus vraiment le mal. [Pont] Elle ne sent presque plus rien, à force de rire pour ne pas tomber. La douleur est devenue habitude, un bruit qu’elle ne veut plus écouter. Elle croit qu’être forte, c’est sourire quand tout s’effondre. Mais elle ne sait même plus qu’elle est belle là où elle pense être une ombre. [Refrain final] Elle se met toujours derrière… En riant pour qu’on ne voie rien. Mais j’espère qu’un jour elle saura que sa place peut être enfin la sienne. Elle croit que c’est pour les autres, que la paix n’est pas pour son chemin. Mais moi je vois la femme qui mérite qu’on la prenne par la main.