[Verse 1] Elle a les veines qui parlent plus vite que sa bouche Des urgences écrites sous la peau Elle s’injecte des matins qu’elle peut pas toucher Des nuits coincées dans un mégot Elle marche de travers dans les couloirs du manque Ses équations tiennent pas debout Chaque dose est une prière qu’elle plante Dans un ciel qui répond jamais… ⸻ [Verse 2] Elle me fait des sutures au barbelé sans anesthésie Elle appelle ça “prendre son pied ” Elle me décroche les nerfs comme des files trop tendus Juste pour voir si j’réponds encore Elle me range le cœur dans un tiroir qui ferme mal Étiquette “fragile ,rompu ” Et elle rit quand ça fuit, quand ça devient bancal Comme si casser pouvait la faire taire ⸻ [Chorus] Elle s’abîme à la seringue Moi j’tiens debout dans le décor On s’soigne pareil au fond… Mais elle, elle ment moins fort ⸻ [Verse 3] J’ai compris ses tempêtes et ses calculs foireux Sa manière d’aimer à l’envers Elle cherche pas le beau, elle veut juste un peu mieux Que le vide qu’elle traîne en hiver Et j’aime ses failles, j’aime ses gestes mal faits Sa façon de brûler sans lumière Elle est pas faite pour durer… mais pour exister un temps Comme une erreur qu’on préfère ⸻ [Bridge] Elle ira jusqu’au bout sans retour Sans témoin pour dire stop C’est pas une chute… c’est un parcours Qui finit toujours trop tôt ⸻ [Final Chorus] Elle s’abîme à la seringue Moi j’tiens debout dans le décor On s’soigne pareil au fond… Mais elle, elle ment moins fort Et moi j’me tiens à elle Comme à un dernier ressort Deux façons d’crever lentement… Mais elle a moins tort [Busayan présente synapse fantôme]