Vague à l’âme, vaguement malade, Vague d’écume, de pleurs, de larmes, Vaques, sur le bruit du courant, Le sable, le sel et l’océan. Écume des jours, écume du cœur, À la dérive, est le bonheur. Vague-à-l’âme, vague à l’homme, Vaguement vivant, vague dans le temps. Les vents se croisent, les cœurs se brisent, On flotte un peu, puis on s’épuise. L’ombre des flots danse en silence, Un écho bercé par l’absence. Écume des jours, écume du cœur, À la dérive, est le bonheur. Vague-à-l’âme, vague à l’homme, Vaguement vivant, vague dans le temps. Vague-à-l’âme, vaguement vivant, L’âme qui tire, vers le néant. Âme dans le vague, rêves inconstants, Perdue dans l’écume du temps. Vague-à-l’âme, vaguement vivant, Améthyste, l’âme est triste. Amer la vague, amer le vent, Effacée dans l’écume, effacée dans le temps. Marée haute, marée basse, L’âme est vide, l’âme est lasse. Dans l’oubli ou dans la peau, Sel sur les plaies, sel sur les mots. Écume des jours, écume du cœur, À la dérive, est le bonheur. Vague à l’âme, vague à l’homme, Vaguement vivant, noyé dans le temps. Vague à l’âme, vague à l’homme. Vague à l’homme, vague à l’âme. Vaguement vivant, vaguement malade, Vague à l’homme, vague à l’âme.