Un verre panse les affres du soir les affronts les offenses les fonds de tiroir, les rêves disparus dans les tonnes de sable de clepsydres étranges et coupables en amont les démons les "avant" les vestales des émotions noyées retrouvées en avall où sont-passés leurs corps ? où sont-passés leurs doutes ? il est l'heure de vivre encore coûte que coûte de vivre, de vivre encore coûte que coûte (chorus) rien ne vaut le lit du liquide bu pour coeurs fatigués avides d'absolu rien ne vaut le lit du liquide bu ‌ un verre panse la blessure intime infligée par une folle, furieuse et sublime d'un amour qu'on éponge à la nitroglycérine un autre plonge avec aisance au fond d'un gouffre d'ordinaire plombé de trous plombé d'errances et de dialogues solitaires des hectolitres d'amour propre, vite pour tenir sur mes guiboles d'un jour à l'autre. qui a piqué la lumière pour éclairer la route ? il est l'heure de vivre encore coûte que coûte de vivre, de vivre encore coûte que coûte. à écouter les débris de comptoirs à y chercher les perles fines on les trouve dans les vies de déboires les coeurs explosés les bombes assassines un verre panse l'abîme