
[INTRO] Le vent traînait des cendres sur les pierres, Le soleil saignait derrière les collines. Au loin, la route avalait les familles, Charrettes, enfants, vieillards en silence. Et sur la crête, Quelques silhouettes. Pas une armée. Un verrou. Le dernier. [COUPLET I] Ils étaient vingt contre une mer d'acier, Vingt ombres droites sous les drapeaux brûlés. Les cartes disaient : "Repliez-vous." Les hommes ont ri. Car derrière eux, Une ville entière respirait encore. Chaque minute gagnée Était un enfant sauvé. Chaque balle tirée Était une porte fermée à la mort. Alors ils ont chargé les armes, Comme on signe un serment. [PRÉ-REFRAIN] Personne n'attend les survivants, Quand le destin frappe les tambours. Mais certains noms traversent les siècles, Parce qu'ils refusent de plier un jour. [REFRAIN] **TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LE CIEL TOMBE ! TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LA TERRE TREMBLE ! NOUS SOMMES LE FEU QUE L'ORAGE N'ÉTEINT PAS ! NOUS SOMMES LE MUR QUE LE TEMPS N'ABAT PAS ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER SOUFFLE ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER PAS ! QUE LE MONDE PASSE ! QUE LE MONDE VIVE ! NOUS TENONS ICI ! NOUS TENONS LÀ !** [COUPLET II] La vallée rugissait de moteurs et de haine, Des milliers descendaient comme une marée noire. Les canons labouraient la montagne, Les pierres éclataient dans la fumée. Un homme tomba. Puis deux. Puis cinq. Mais chaque fois qu'un corps touchait le sol, Un autre avançait d'un pas. Comme si la colline elle-même Refusait d'être prise. Les chargeurs se vidaient. Les mains saignaient. Pourtant personne ne reculait. [REFRAIN] **TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LE CIEL TOMBE ! TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LA TERRE TREMBLE ! NOUS SOMMES LE FEU QUE L'ORAGE N'ÉTEINT PAS ! NOUS SOMMES LE MUR QUE LE TEMPS N'ABAT PAS ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER SOUFFLE ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER PAS ! QUE LE MONDE PASSE ! QUE LE MONDE VIVE ! NOUS TENONS ICI ! NOUS TENONS LÀ !** [COUPLET III] Puis vint le soir. Les fusils parlaient moins fort. Les poches étaient vides. Les visages couverts de poussière. En contrebas, Les colonnes civiles avaient disparu. La route était libre. La mission accomplie. Alors les survivants se regardèrent. Sans peur. Sans regret. Comme des rois oubliés Assis sur un royaume de ruines. Et lorsque l'ennemi lança l'assaut final, Ils se dressèrent une dernière fois. [PRÉ-REFRAIN Que reste-t-il quand tout s'effondre ? Ni l'or. Ni les palais. Seulement la trace des hommes Qui choisissent de tenir. [PONT] Plus de munitions ! Alors les lames sortirent. Le vent hurla dans les ravins. Les collines répétèrent leurs cris. Chaque pas devint une légende. Chaque seconde un monument. Et dans la nuit montante, On aurait juré entendre la montagne elle-même Hurler avec eux. [REFRAIN FINAL] **TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LE CIEL TOMBE ! TIENS LA LIGNE ! MÊME SI LA TERRE TREMBLE ! NOUS SOMMES LE FEU QUE L'ORAGE N'ÉTEINT PAS ! NOUS SOMMES LE MUR QUE LE TEMPS N'ABAT PAS ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER SOUFFLE ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'AU DERNIER PAS ! QUE LE MONDE PASSE ! QUE LE MONDE VIVE ! NOUS TENONS ICI ! NOUS TENONS LÀ ! TIENS LA LIGNE ! TIENS LA LIGNE ! TIENS LA LIGNE ! JUSQU'À LA FIN !** [OUTRO] Quand l'aube revint sur la montagne, Il ne restait plus de défenseurs. Seulement le vent. Quelques casques brisés. Et une route vide. Au loin, Des milliers de vies continuaient leur voyage. Parce qu'un jour, Sur une colline sans nom, Quelques légionnaires Avaient décidé Que leur dernier combat Ne leur appartenait pas.

