
Ma fleur endormie s’est laissée emporter par le vent du printemps. Elle s’éveilla soudain en se découvrant fruit sur la branche frêle qui redoute la nuit. Elle aimait la tour blanche, la belle tour blanche, qui roulait sur l’échiquier, fière et solitaire, la belle tour blanche des temps jadis. Et l’arôme mûr de sa chair pure quitta sa jeunesse pour accueillir la caresse, pour se laisser cueillir et glisser dans la tristesse. Elle aimait la tour blanche, la belle tour blanche, qui roulait sur l’échiquier, fière et solitaire, la belle tour blanche des temps jadis. Elle se pencha au dehors, comme prête à sourire, malgré l’ombre à venir, en suivant le libre vol des oiseaux. Maudite tour blanche, maudite tour blanche ! Son amour était oiseau sauvage, trop blessé pour encore voler. Maudite tour blanche, maudite tour blanche ! Son amour était oiseau sauvage, trop blessé pour encore voler.

