[@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés] ©Ombaliz- 2025 J’écris pas pour plaire, j’écris pour comprendre. Pour donner un sens à c’que j’peux pas défendre. J’me demande souvent si c’est moi qu’ai changé, ou si c’est le monde qui a cessé d’écouter. Parfois j’sais plus si c’est la terre qui tremble ou mon âme qui fatigue, Si c’est la vie qui m’use ou mes rêves qui s’barrent en vrille. Pourquoi on court tout l’temps, sans savoir vers quoi ? Et pourquoi j’me sens seule même quand j’suis parmi toi ? J’suis pas faite pour rentrer dans l’rang, ni pour sourire quand tout fout l'camp J’garde mes colères et mes silences, comme des preuves d’existence. J’suis pas sage, mais sincère, pas docile, juste ... entière. J’porte mes failles comme des cartes d’identité, Est-ce qu’être fort, c’est savoir les cacher ? Ou au contraire, les montrer sans fierté ni honte, comme un bout d’ciel fendu qu’on affronte. J’me demande souvent : c’est quoi, (“réussir sa vie” ?) Accumuler ou ressentir ? (Briller ou choisir ?) Et si l’amour c’était pas d’se trouver, mais d’oser s’perdre ensemble sans se juger ? J’ai les rêves un peu froissés, et l’cœur toujours prêt à tomber. Dans l’bruit, j’cherche l’écho, d’un monde moins faux, moins trop. J’suis pas parfaite, j’suis "vivante". et c’est déjà une ... chance. Dans ce monde où l’on scroll plus qu’on s’écoute, où la beauté s’like, où la peine se refoule est-ce qu’on vit encore, ou est-ce qu’on joue un rôle ? Est-ce qu’on avance vraiment, ou juste on contrôle ? On veut du vrai mais sans l’effort, on veut du sens sans la douleur. Mais comment aimer la lumière, si on n’a jamais connu la peur ? Alors j’écris pour ceux qui doutent, ceux qui cherchent sans boussole ni route. Pour ceux qui se demandent encore : “C’est quoi exister vraiment ?” “C’est quoi réussir sans se mentir ?” “Et c’est quand qu’on commence à vivre ?” J’sais pas où la vie me mène, mais j’la veux intense, pas tiède. Et s’il faut tomber pour comprendre, alors j’veux chuter sans me rendre. J’suis pas faite pour mentir, j’suis faite pour sentir. Pour douter, questionner, et jamais m’figer. Parce qu’au fond, c’est peut-être ça, être vivante : chercher sans jamais trouver, mais continuer d’espérer.


