
A quoi tu cours ?
© Ombaliz / Michel Laks À quoi tu cours dans ce Business sans fin ? Entre deux meetings, ton cœur fait le plein ? D’agendas serrés, de dead-lines à tenir, Mais jamais de temps pour toi, pour un sourire. Tu cours, tu t’accroches, tu repousses les signes, Tu bosses, tu relances, les dead-line, tu alignes, Tu gères, tu assures, mais à qui tu mens ? Tu tiens, tu t’effaces, au fond, t’es à bout, pourtant. C’est quoi cette ombre au fond de tes yeux, Quand tout réussit mais rien n’est heureux ? Ton agenda déborde, mais pour qui ? T’es une pro des priorités, sauf de ta vie. Est-ce que tu vois la femme dans la glace ? Ou juste des chiffres, des mails, des tâches ? Le temps file, il te laisse des traces, Et toi, tu laisses quoi derrière la façade ? Tu cours, tu t’accroches, tu repousses les signes, Tu bosses, tu relances, les dead-line, tu alignes, Tu gères, tu assures, mais à qui tu mens ? Tu tiens, tu t’effaces, au fond, t’es à bout, pourtant. Si tu posais ce poids, juste un instant ? Si tu respirais au lieu d’être à cran ? C’est pas un crime de lâcher prise, Ton humanité, c’est pas une valise. Regarde autour, l’essentiel est là, Les affaires tournent, même sans toi. Tu cours, tu t’accroches, mais rends-toi lucide, Tu bosses, tu relances, mais d'autres décident. Tu gères, tu assures, mais ose te choisir, Tu tiens, tu t’effaces, mais t’as droit au plaisir. Lâche un peu prise, respire, reviens. Ta valeur est ailleurs qu’en terrain incertain. Regarde autour, retrouve ta lumière, C’est jamais trop tard pour choisir une autre sphère. Tu n’es pas qu’un rôle, qu’une ligne dans un plan, T’es une femme qui mérite de vivre pleinement. Pose ta carapace, ose voir ce qui manque, C’est pas un échec, juste une évidence.

