
L'Enfer dans mes Veines (La Fibromyalgie)
[Introduction] (Ambiance sonore : Battements de cœur sourds, nappes de synthétiseurs lointaines et sombres) [Couplet 1] Mes journées sont des poids que je traîne en moi, gravées dans le plomb, basées sur la douleur face au dysfonctionnement du système nerveux. Qui se diffuse en moi, qui m'isole du monde, C’est l’enfer dans mes veines, et je pleure encore, Un incendie invisible qui dévore mon corps. J'ai essayé de combattre, d'être un élément vivant, Mais la maladie a été la plus forte, le venin est présent... Mon déambulateur de malheur frappe à ma porte. [Refrain] La fibromyalgie a changé ma vie... J'aimerais me réveiller un matin et qu'elle reprenne son chemin. La fibromyalgie a détruit ma vie, Je me réveille tous les matins en espérant en vain, qu'elle reprenne son chemin. La fibromyalgie a changé ma vie, Qu'elle disparaisse loin, de mon chemin ! [Couplet 2] Car la moindre tâche est un supplice, un mur à franchir, Je m'en veux de sombrer, je m'en veux de faiblir. Mon esprit veut voler, veut créer, telle une artiste brûlant d’idées, Mais ma chair est de pierre, Prisonnière d'un corps qui me fait sa propre guerre. Mais personne ne voit ce combat de chaque effort, L'épuisement m'assomme, me cloue sur le divan, Pendant que la vie passe, je reste sans mouvement... Pendant que l'inertie de la douleur empiète sur mon bonheur, Seule dans ma tête, derrière mes yeux clos, À compter les vertèbres, à subir les échos. [Refrain] La fibromyalgie a changé ma vie... J'aimerais me réveiller un matin et qu'elle reprenne son chemin. La fibromyalgie a détruit ma vie, Je me réveille tous les matins en espérant en vain, qu'elle reprenne son chemin ! [Pont] (Crescendo, voix plus intense, distorsion électrique) C'est pas une fatigue, c'est une inflammation brûlant dans mes os ! C'est pas un caprice, c'est une déflagration ! Je ne veux pas votre pitié, je veux juste le répit, D’une heure sans morsure, d’une trêve dans ma vie. Je porte seule ce fardeau à chaque instant... J'ai essayé de combattre, d'être un élément vivant, Mais la maladie a été la plus forte, le venin est présent ! Mon déambulateur de malheur... frappe encore à ma porte ! [Refrain Final] (Ambiance plus lourde, plus orchestrale) La fibromyalgie a détruit ma vie... Mon esprit veut voler, veut créer, telle une artiste brûlant d’idées, Mais ma chair est de pierre, Prisonnière d'un corps qui me fait sa propre guerre. [Final] (Diminution progressive du son, voix fragile) Je me réveille en vain... Qu'elle reprenne son chemin... L'enfer dans mes veines. (Silence pesant... Fin abrupte)

