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THE VELVET ROOM

COUPLET 1 Tu parles fort mais t’as l’âme en plastique, Costume froissé, sourire mécanique. Tu sais même pas à qui tu causes ce soir, Petit prince perdu dans un vieux film noir. Ton cynisme sonne faux dans la ruelle, Comme un jukebox mort au fond d’un motel. Tu t’prenais pour une star de music-hall, Claude François sous whisky bon marché et menthol. Mais écoute bien la contrebasse gronder, La ville aime pas les faux rois dorés. T’as voulu clasher, t’as ouvert la cage, Maintenant la nuit réclame son péage. ⸻ REFRAIN Hey Jack — calme ton numéro, Les réverbères brillent pour les voyous. Claque des doigts, écoute le métro, Un mot de trop et t’es déjà flou. Hey Jack — fais pas le héros, La nuit dévore les rois du ghetto. Néons rouges, sirènes au loin… Personne gagne au bout du chemin. ⸻ COUPLET 2 Tu baves du venin derrière tes blagues, Mais sous le vernis y’a que des flaques. À peine arrivé t’as vidé la salle, Comme un mauvais gin dans un bal bancal. Cherche pas les ennuis dans ce quartier-là, L’enfer joue jazz derrière les rideaux noirs. Le danger porte des gants de cuir, Et danse doucement avant de te finir. Les filles tournent sous les trompettes tristes,Rouge à lèvres sang, regard fataliste. Tu dis mon nom ? Dis-le avec respect, Ou le métro d’nuit va t’effacer. ⸻ REFRAIN Hey Jack — calme ton numéro, Les réverbères brillent pour les voyous. Claque des doigts, écoute le métro, Un mot de trop et t’es déjà flou. Hey Jack — fais pas le héros, La nuit dévore les rois du ghetto. Néons rouges, sirènes au loin… Personne gagne au bout du chemin. ⸻ COUPLET 3 La pluie frappait les grilles du cimetière, La lune coupait la ville comme du verre. T’as trop parlé jusqu’au dernier round, Maintenant ton ombre dort sous la underground. Je marche seul dans mon grand manteau noir,Un vieux revolver chante dans le brouillard.Plus de héros dans cette ville malade, Seulement des fantômes perdus dans la parade. Le chœur fredonne pendant qu’la ville coule, Un roi s’écroule, un autre déboule. Poussière au vent dans les rues désertes… Ton nom s’efface sous les notes ouvertes. ⸻ REFRAIN FINAL Hey Jack — rideau final, Dernière danse dans la salle de bal. Les trompettes pleurent sous les néons morts, Encore un bavard tombé dehors. Hey Jack — la nuit reprend, La ville pardonne jamais vraiment. Le jazz ralentit… le silence est froid… C’était la fin pour toi.