
Le théâtre des faux justes
[Intro — Theatre ambiance] [Verse — Slow intensity increase, beat] Tu l’vois qui s’avance sous les spotlights, Voix mesurée, regard droit, costume tight. Mais écoute mieux, c’est le théâtre du pouvoir, Le prompteur dans les yeux, le vide dans la mémoire. Il pleure sur commande, il condamne à l’envers, Il t’désigne un coupable pour mieux te distraire. Il joue l’outragé pendant qu’il tire les ficelles, Côté jardin, il t’éblouit, côté cour, il change le logiciel. Tu l’vois pas ? Il joue l’révolté de plateau, Mais c’est son boss qui lui écrit ses mots. Il change de chemise comme d’ennemi à abattre, Aujourd’hui l’un qui s'oppose, demain l’autre sans cravate. Faut garder la pose, la façade, les appuis, Car dans l’ombre, y’a des mains qui tiennent leur survie. Alors ils jouent les ingénus, mais c’est du faux marbre, Et l'pire c'est que t’as mordu, ils veulent pas qu’tu t’attardes. [Refrain — Deep beat] C’est le théâtre des faux justes, Où la vertu n’est qu’un costume de plus. Et toi, tu crois voir clair dans leurs luttes, Mais t'applaudis dès qu’ils t’jouent d’la flûte. [Refrain — Deep beat] C’est le théâtre des faux justes, Où la vertu n’est qu’un costume de plus. Et toi, tu crois voir clair dans leurs luttes, Mais t'applaudis dès qu’ils t’jouent d’la flûte. [Verse — tense flow, fast rhythm] Tu l’vois gesticuler, main sur le cœur, Mais c’est pas de la bonté, c’est d’la peur semée à toute heure. Il repeint l’histoire loin de la lumière du jour, Et replante son propre décor pour ses nouveaux discours. Le voilà qu’il s’indigne, il hurle à l’injustice, Mais c’est lui qui désigne, qui fixe les polices. Un jour c’est l’étranger, l’autre un obscur wokiste, Mais ce s'ra jamais son camp qu’il mettra sur la liste. Il te montre un homme de paille, il enflamme la foule, Pendant qu’tranquillement leur vrai projet se déroule. Son monde n’est fait que de fausses alliances et de trahisons, Mais c’est l’État lui-même qu’il refait à sa façon. Et les victimes s’accumulent dans l’ombre du rideau, Ceux qu’on pointe du doigt pour couvrir leur égo. La vérité saigne, mais personne la réclame, Juste des likes, des clashs, et des procès infâmes. [Refrain — Deep beat] C’est le théâtre des faux justes, Chaque larme est dosée, chaque phrase est une ruse. Ils te glissent dans l'oreille des promesses, toutes factices. Usent tous les artifices pendant qu’ils préparent ton sacrif ice. [Refrain — Deep beat] C’est le théâtre des faux justes, Chaque larme est dosée, chaque phrase est une ruse. Ils te glissent dans l'oreille des promesses, toutes factices. Usent tous les artifices pendant qu’ils préparent ton sacrifice. [Verse — Crescendo] Ils tombent jamais, ils passent la main, Même éclaboussés, ils gardent le blanc sein. L’affaire est classée, y’a plus d’indigné, Juste un autre masque qu’ils vont recyclé. Ils parlent de morale, mais c’est toujours sur leur ton, Et la tienne devient cible dès que tu poses des questions. On t’traite de radical, de complot ou de traître, Pendant qu’ils t’volent ta voix, et ferons tout pour t’voir disparaître. T’as vu les innocents qu’on met en pâture ? Pour un buzz, une rumeur, une posture ? C’est plus d’la politique, c’est l’arène des bassesses, Où la vérité s’pend pendant qu’les chiens de garde acquiescent. J’te dis pas d’croire en moi, j’te dis : regarde mieux. Pose-toi, écoute plus fort, ressens ce qu’on t’enlève peu à peu. Ce s'ra pas dans leurs discours que tu trouveras justice, Mais dans ton propre regard, quand tu verras les coulisses. [Break / Outro — Slowing down] C’est le théâtre des faux justes, Les rideaux sont tombés, Mais la scène perdure. Prenez place, ça ne s'arrête jamais. [spoken] Alors viens avec moi, ce public on va le secouer C’est sûr, ils vont flipper quand le rideau va tomber.

