
Je viens d’un monde où l’on parle en silence Où chaque regard est une évidence Je ressens plus que je ne raisonne Je cueille la pluie, je parle à la lune Moi, j’avance droit, pas d’détour Si j’peux pas réparer, j’me détourne Je veux comprendre, résoudre, protéger Mais j’sais pas toujours écouter Elle est la vague, il est la rive Elle est l’écho, il est le cri Elle danse en spirales, il trace des lignes Deux langages, une même envie On se cherche, on se froisse Mais on s’aime même quand on s’agace De Mars à Vénus, y a des ponts Pas des murs, si l’amour prend le front Je veux qu’il devine sans que je dise Que je pleure quand je me déguise Je veux qu’il m’écoute, pas qu’il me sauve Que ses bras soient un temple, pas une preuve Je veux qu’elle me parle, qu’elle me dise Ce qu’elle attend sans énigme ni brise Je veux l’aimer, mais j’suis paumé Quand elle veut qu’je ressente ce que j’peux pas nommer Elle est la mer, il est la roche Elle est le feu, il est la torche Elle s’ouvre au monde, il garde ses clés Mais tous les deux cherchent à aimer Tu ne penses pas comme moi Mais tu me montres une autre voie Et si on cessait de vouloir se changer Pour enfin s’aimer… en liberté ? Elle est la nuit, il est le jour Mais leurs ombres dansent au même amour Pas besoin d’être pareils pour vibrer Mars et Vénus peuvent s’aimer Tu viens de Mars, j’viens de Vénus… Mais entre deux étoiles, il y a un bus. Et j’suis montée dedans. Pour toi. [Fondu instrumental] [Fin]

