
J’ai bouclé ma valise pour la route. Et tu souris. J’ai réglé les dettes que je traînais. Et t’es si gentille. Les vêtements d’hiver, je les ai donnés. Et je t’en prie. Le moment où je ne peux plus rester. Et tu me barrer la route. Amour. Il y avait de l’amour entre nous. Et tu me barrer la route. Ma valise est lourde, je serre plus fort. Et tu me barrer la route. Il y avait de l’amour, mais je ne peux plus rester. Et tu me barrer la route. Je redresse les épaules, je soulève la valise. Et tu te mets devant moi. Je tourne, elle s’ouvre, tu prends le coup dans l’œil. Et tu recules, tu saignes. Je lève la valise, encore et encore. Et tu restes dans mon passage. Pour la reposer sur ta tête, si tu veux. Et tu restes dans mon sillage. Amour. Il y avait de l’amour entre nous. Je sors vers la liberté, tu restes dans mon sillage. L’air est si doux. Le soleil me prend les yeux, le vent me fouette le visage. Ça sent le sang. Amour. Je sens le métal et la rouille, pas le chlore ni la poussière. C’est bien.

